Un an d'échange à l'Illinois Institute of Technology of Chicago, ou lorsque le petit marseillais se rend au pays de l'oncle Sam et de Burger King... Au fan de pied il est pas fada ce minot?! Peuchère, à aller tchatcher avec les Ricains pendant un an, il va nous revenir complètement chèvre. Enfin, lui au moins il se cague pas!

jeudi 2 octobre 2008

C'est "almost" l'hiver

Étudiants complètement givrés dans la file d'attente de 3 heures pour obtenir un ticket d'entrée à 10$ pour le 6 flags, un parc d'attraction. Les deux rigolos qui regardent l'appareil sont Français, Mathieu et Alexis (bon courage les gars!)... Comme quoi il n'y a pas que les Américains qui sont marteaux!

Le calendrier est formel: "22 September, Autum begins". Mais le climat de Chicago ne semble pas suivre l'almanach. Il n'y a apparemment pas d'automne ici. Ou du moins c'est l'impression que j'ai au jour d'aujourd'hui. Parce que pour un Marseillais, les températures que l'on a en ce moment sont hivernales: 7°C le matin, 12°C à midi et 10°C le soir.
Jusqu'à lundi on pouvait se promener en bermuda sans trop de problèmes. Mais depuis mardi matin, ça caille dur. Je dois dire que je suis très frileux, mais tout de même, avouez que 7°C, c'est pas chaud. et puis j'ai plusieurs preuves qu'il fait froid.
La première c'est que les Américains, en plus de leur couverture adipeuse naturelle accumulée à coups de hambugers, frites et soda, ont revêtu un "sweat shirt". Mais ceux à qui j'ai dit "it is cold today" m'ont répondu que ça aller être bien pire plus tard. J'attends donc de voir.
Le second "détail qui ne trompe pas" (Bénabar, encore lui), c'est que le housing office a mis en route les radiateurs. Hé bien vous me croirez si vous voulez mais on crève de chaud à l'intérieur. Autant l'été il faut ouvrir les fenêtres parce que la clim est très forte autant maintenant il faut ouvrir la fenêtre pour ne pas trop se déshydrater!
Les cours sont un calvaire lorsque la climatisation est en marche, mais je dirais que c'est pire avec le chauffage! Je suis sorti mercredi de mon cours d'hydraulique comme si j'avais fait un petit tour dans le canal que nous avons étudié pendant deux heures. Pas besoin de prendre un abonnement dans un sauna! Et puis c'est aussi pas mal pour ceux qui désirent activer leur circulation sanguine: vous courrez en T-Shirt entre votre chambre et la salle de cours (il faut courir parce que sinon le temps d'exposition à la fraîcheur est trop long et vous risquez le rhume) et puis ensuite vous crevez de chaud pendant le cours. Mais comme deux heures c'est long, je vous conseillerais, comme c'est autorisé, de sortir une ou deux fois faire le tour du bâtiment en courant.
Ah, j'allais oublier le plus important! Ici le chauffage est pour le moins bruyant. Je ne sais pas si beaucoup d'entre vous ont pris part à des essais en soufflerie mais si vous êtes intéressés par une telle expérience, vous pouvez venir faire un petit tour dans les chambres de IIT (je vous promets que la file d'attente sera moins longue que celle pour le 6 flags! La différence avec une soufflerie c'est que l'air qui sort de l'engin fourni par IIT ne souffle pas de l'air propre. L'appui de fenêtre est donc plein de cochonneries. Le port de lunettes de sécurité est donc fortement recommandé lorsque vous vous trouver à proximité.
Voilà les seules petites nouvelles de l'Illinois. Je vous promets que demain je vous poste un article du tonnerre sur "l'eau aux Commons". Mais pour le moment je tombe de fatigue... Have a good night sleep!


Activez la vidéo ci-dessous et découvrez en avant première le dernier épisode de Mr Bean(oît): Mr Bean(oît) a froid

lundi 29 septembre 2008

Quelques photos


Je vous avais promis de mettre en ligne un album de mes visites à la Hancock Tower. Chose promise, chose due, le voici au bas de ce message. Vous pourrez en plus des images profiter de mes géniales légendes. Mais il m'est très difficile de me mettre devant mon blog et de ne pas écrire quelque chose.
Etant donné que je vous ai déjà fait un compte-rendu de mes visites hier, je ne vais pas recommencer. Aujourd'hui rien de particulier à signaler, cours de 15h15 à 20h35, comme tous les lundis. Des horaires que je n'apprécie pas beaucoup. Mais on ne peut pas choisir les horaires de ses cours. Alors on fait avec.
Maintenant, je devrais peut-être faire mon homework d'hydraulique pour mercredi. Mais je suis sûr que vous voulez que je vous raconte une histoire. Oui? Allez, c'est parti!
Donc hier en attendant que la "private party" au 94ème de la Hancock se termine je suis allé fair
e un tour dans les magasins. Inutile de vous dire que tout est immense, depuis l'ascenseur, jusqu'à l'escalator, en passant par les vendeurs et les vendeuses. Les seuls qui ont un format normal, ce sont les mannequins en plastique! Apparemment, il n'y a pas encore de mannequin obèse. Mais là n'est pas la question.
Nous sommes fin septembre, donc encore loin de Noël. En France, autant que je me souvienne, on commence à voir des sapins, guirlandes et autres prémices du 25 décembre aux alentours du 10 novembre. Je dois avouer que dans certains petits bleds paumés de la Creuse et du massif central on peut admirer l'illumination du père Noël sur son traîneau le 15 août. Mais dans toutes les grandes villes, pas de signe de Noël en septembre. Ce n'est apparemment pas le cas aux Etat-Unis. Vous me croirez si vous le voulez (d'ailleurs vous allez être obligés de me croire parce que j'ai pris une photo) il y a déjà des sapins dans les magasins. Enfin, disons que j'ai croisé des sapins dans un seul magasin. C'était pas un magasin bouiboui où on trouve que des petits bidules qui valent rien, mais un truc de luxe qui vous vend une couette Ralph Lauren à 800$. Deux solutions, soit ils sont en avance, soit ils sont très en retard. Je ne sais pas trop. Je ne sais d'ailleurs pas non plus si la couette Ralph Lauren est aussi confortable que son prix est élevé. J'aurai bien vo
ulu la tester. Une petite sieste aurait été la bienvenue durant mes deux heures d'attente pour la Hancock. Mais vu l'ambiance du magasin c'était un coup à se faire embarquer par la police. Ca aurait certe fait un bon sujet pour le blog, mais je n'aurais pas pu monter en haut de la tour. Et puis si quelqu'un est intéressé par l'achat de la couette en question, je pourrai toujours retourner y faire un tour et vous faire un compte-rendu un peu plus tard. C'était la première chose dont je voulais parler.
La seconde concerne le iPod. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est (les autres vous vous taisez, comme diraient les profs en France) le iPod, c'est un petit bidule minuscule qui peut contenir énormément de chansons, films, photos et autres. Certains sont tellement puissants que ça en devient à mon avis handicapant. C'est vrai, lorsque vous avez 4829 chansons dans votre poche, premièrement vous ne pouvez pas toutes les écouter, deuxièmement vous ne vous souvenez plus de ce que vous avez ou pas et puis troisièmement, ça m'étonnerait que beaucoup de monde ait 4829 chansons préférés. Ou alors je suis le petit fils de la reine d'Angleterre. En terme de prix, plus le iPod est petit et plus il a de mémoire (non, non, le plus gros n'est pas forcément le plus puissant) et plus il est che
r. Bref, lorsqu'en France vous voulez acheter un appareil de la sorte, vous réfléchissez avant. Puis lorsque vous êtes fixé et décidé, vous allez par exemple à la Fnac. Là un vendeur va encore vous conseiller (même si vous savez très bien ce que vous voulez). Finalement, il va ouvrir la vitrine dans laquelle sont enfermés les MP3 de Apple, puis vous allez aller en caisse, puis au service après vente. Ce n'est qu'alors que vous pourrez enfin dire "j'ai un iPod". Disons que c'est long.
A Chicago, je suppose que c'est de partout pareil aux States, c'est beaucoup plus facile et rapide. Pourquoi? Parce qu'il y a des distributeurs de iPod. Comment ça j'essaie de vous emboucaner?! Je sais bien que je suis marseillais et que j'ai tendance à un peu en rajouter mais là je vous promets que c'est vrai! Agrandissez la photo qui est en tête de cet article et vous verrez par vous même. Un iPod s'achète comme un paquet de chips ou une bouteille de soda! Choisissez votre modèle et vos options sur l'écran tactile, payez et la boîte à chansons est à vous! Evidemment, ce n'est pas le même budget qu'une cannette de coca. Mais dans une canette de coca vous avez au mieux 20 gorgées alors que dans le MP3 de Apple vous avez parfois 30 heures d'écoute.
Bon, voilà pour ce soir. En attendant un prochain article un peu plus développé. Enjoy the pictures!


Et derrière il y a les lits avec les couettes super chères. Ils sont complètement marteaux ces Américains!

Hancock Tower



dimanche 28 septembre 2008

Je me suis fait avoir...

La Hancock Tower


Je devrais même rajouter "sur toute la ligne". Mais tout s'est bien fini. Alors évidemment ça aide à relativiser.
Hier je suis allé faire un tour dans le downtown. Moi qui n'aime pas traîner en ville, ça vous en bouche un coin hein! Comme je me trouvais au pied de la Hancock tower, la troisième plus grande tour de
Chicago et que le temps était clair, je me suis dit que j'allais grimper en haut pour profiter de la vue. Le skydeck est au 94ème étage. Monter à pied serait... un bon défi. Mais je ne sais même pas si c'est possible. En effet, pour accéder au John Hancock Observatory il faut faire la queue pendant près de 15mn, payer, refaire la queue pendant 25mn s'il n'y a pas trop de monde. Ensuite il y a un ascenseur qui vous monte au 94ème. C'est d'ailleurs le seul étage qu'il dessert. Je dois tout de même avouer que l'ascenseur est assez impressionnant. En 40s il vous monte à 1500ft, soit près de 450m. L'ascension est tellement rapide que vous avez les oreilles bouchées, comme lorsque vous prenez l'avion.
Mais revenons au prix. Pour avoir le droit d'accéder à la plus belle fenêtre de Chicago (ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Chicagoans) il vous faut débourser 15$. Le pied (feet=ft) vous revient donc à 1,5cents et un étage vous coûte la bagatelle de 16cents. J'espère que les gens des bureaux situés dans la tour ont des tarifs réduits!
Hier j'étais en bas de la tour à 16h30, trop tôt pour voir le coucher de soleil. Or une des options disponibles est de payer 18$ pour 2 entrées dans les 48h. C'est ce qu'ils appellent le "sun and stars ticket". Le temps étant prévu ensoleillé pour
aujourd'hui (dimanche), j'ai acheté un ticket sun and stars et je suis monté au 94ème.
Il n'y a pas à dire, la vue est magnifique depuis là-haut. La tour se trouvant au bord du lac, vous avez, côté nord, une vue imprenable sur la côte, en particulier sur North Beach et ses terrains de beach. A l'est, vous dominez Navy Pier et sa grande roue. La face sud donne directement sur la Sears tower (la plus grande tour de Chicago au jour d'aujourd'hui) et à l'ouest la banlieue de la ville et ses rue à la perpendiculaire. Si vous payer 1$, vous pouvez aussi utiliser les jumelles et regarder de plus près les gens qui se baignent dans les piscines situées sur les toits des autres tours. Enfin, si vous avez un peu le vertige et que vous voulez éprouver quelques frissons, vous pouvez coller votre front contre la vitre et observer les taxis 450m en contre-b
as.
Mais lorsque vous avez tourné pendant 30mn dans le sens inverse et similaire à celui des aiguilles d'une montre, que vous avez épuisé la batterie de votre appareil photos et que vous vous êtes habitués à l'altitude, vous commencez à vous sentir non pas comme un poisson dans l'eau, mais plutôt comme un poisson dans un aquarium. Vous redescendez donc sur la terre ferme, content de cette expérience mais sans plus. Disons que ce n'est pas l'activité la plus excitante qu'il soit à Chicago. Mais il faut le faire pour ne pas regretter de ne pas l'avoir fait.
Mais comme j'avais un pass pour y retourner avant demain (lundi) 16h30, j'avais programmé d'y retourner ce soir, à 18h, pour voir le coucher de soleil. Je devais y aller avec deux autres Français. Le problème c'est que le soleil nous a posé un lapin et n'a pas montré le bout de son nez de toute la journée... Moralité, mes deux compères ont décidé de ne pas monter à la Hancock aujourd'hui. Ayant mon ticket, j'y suis allé, à l'heure prévue. Entre le campus et le downtown, j'ai pu voir que le ciel était dégagé à l'horizon. J'allais donc pouvoir voir le coucher de soleil! Mais en arrivant au pied de la tour, j'ai vu un écriteau: "private party". Priv
ate party?!? Qu'est-ce que ça veut dire?? Ca veut dire que l'université de Chicago avait réservé le 94ème étage pour leur journée d'intégration et que l'accès au public était impossible entre 16h et 20h. Le soleil se couchant à 18h36, je l'avais dans l'os!
J'ai donc décidé d'attendre tout de même 20h pour voir Chicago de nuit. Je suis donc allé faire un tour dans la galerie commerçante située dans la tour d'à côté. C'est pas les galeries Lafayette de la rue Saint Fé à Marseille! Que des magasins de luxe, du cuir et des rampes lustrées de partout, des gens qui passent le balai en nœud papillon... Avec mon survêtement,
mes baskets rouges et ma vieilles veste polaire je faisais un peu tâche. Je me suis fait les 7 étages. Beaucoup de magasins étaient fermés (ils ferment à 18h le dimanche). Mais certains étaient ouverts.
Et puis à 20h je suis monté au 94ème. Rien de particulier à signaler
depuis hier, sinon qu'il faisait nuit. C'est vrai que c'est beau tous ces gratte-ciel la nuit. Mais ça rend la prise de photos beaucoup plus délicate avec mon appareil numérique.
La Hancock compte 100 étages. Il y en a donc d'autres au-dessus du 94ème! J'ai décidé d'essayer d'y aller à ma descente de l'ascenseur. En fait les 95 et 96 sont des bars et restaurants. On ne paye pas l'ascenseur mais on paye la consommation en haut. Mais on peut aussi juste faire le curieux et jeter un œil par dessus les tables. C'est un peu moins confortable que le 94ème, mais c'est aussi moins onéreux. En fait, je pense qu'il faut dans un premier temps monter au 95 ou au 96ème sans payer et voir ce
que ça donne. Cela suffira à certains, ils auront alors économiser 15$. D'autres auront envie d'avoir plus de tranquillité pour prendre leur temps. Ceux là n'auront pas perdu 15$.
Voilà, je suis trop fatigué pour mettre un album en ligne. Je vous promets que je fais ça demain soir.


Chicago Downtown, je n'en reviens toujours pas!


On dirait presque Miami... Qu'est-ce que tu en penses Janella?

samedi 27 septembre 2008

J'ai fait une bêtise


Jeudi matin j'ai fait une bêtise. Une de plus me direz-vous. Une de plus vous répondrais-je! Là, si j'étais à Marseille, Mathilde, la plus jeune de mes deux sœurs me dirait: "vas-y raconte". Comme j'aime bien la faire râler (c'est super marrant comme jeu, si si je vous l'assure) et bien je prends tout mon temps pour raconter ce qui s'est passé. Alors elle ajoute "il est chiant quand il fait ça". Mais bien raconter une histoire c'est comme tourner un bon film. Il faut que le sujet soit intéressant, l'intrigue introuvable, le suspens insoutenable et la chute improbable.
Je ne suis pas metteur en scène, mais étudiant. L'étendue des sujets qui se présentent à moi est donc réduite. L'intérêt du sujet pourra donc vous laissez à désirer. Pour ce qui est de l'intrigue, je ne vous laisserai pas lo
ngtemps hésiter. Je ferai de mon mieux pour faire durer le suspens. Mais je peux vous certifier que la chute sera improbable. "Bon alors t'abrège?!", ça c'est Mathilde qui s'impatiente devant son écran d'ordinateur.
Voilà. Comme mon coloc a déménagé pour aller dans une chambre plus grande, je suis pour le moment tout seul dans ma chambre, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. Il paraît que cela ne va pas durer et que le housing office ne va pas tarder à m'envoyer un remplaçant. Le pauvre, s'il savait le zigoto qu'il va trouver en 113! Mais en attendant, j'essaie d'organiser la chambre au mieux. Comme je fais beaucoup de sport (vous aurez droit à un article là-dessus prochainement) j'ai tous les jours mes T-shirt, short, chaussettes et slip à faire sécher. Hors la chambre est très humide et il n'y a rien pour faire office d'étendage. Il me semblait pourtant qu'il était possible de tendre une cordelette entre les pare lumière de part et d'autre de la chambre. Le problème c'est que je n'ai pas amené ni cordelette ni ficelle. J'ai donc fait le tour, dans ma petite tête, de tous les endroits où je pourrais éventuellement trouver de quoi faire une corde à linge. Le vendredi matin, je passe ma matinée à l'extérieur, à faire des relevés topographiques. Pour repérer plus facilement les petits piquets que l'on plante, on leur fait un noeud avec un ruban orange fluo. Je me suis donc dit que je pourrais couper un morceau de ce ruban. La couleur fera un peu funky dans la chambre. Mais après tout pourquoi pas.
J'avais donc pour projet de récupérer mon fil à ling
e vendredi matin. Mais un événement imprévu est arrivé. Jeudi matin, lorsque je suis allé déjeuner à 7h00, comme tous les matins, j'ai aperçu depuis le restaurant scolaire un ruban orange fluo tendu entre deux arbres. Sans aucun doute ma corde à linge qui m'attendait! Une fois le breakfast fini, je suis allé voir ce que c'était. "Aller, foulala, t'es chiant!", ah, Mathilde commence à rentrer dans la zone rouge, il va falloir que le suspens se termine.
Où en étais-je? Ah oui, je suis allé voir ce qu'était ce ruban fluo. Il s'agissait en fait d'un scotch. Impossible donc d'en faire un étendage. Mais au sol traînait un morceau de ficelle. J'ai donc tiré dessus pour voir la longueur. Main droite, main gauche, main droite, main gauche... Toujours pas de bout de ficelle?! N'ayant pas de couteau, j'ai continué à tirer dessus pendant quelques secondes pour enfin trouver la fin. Je suis alors rentré dans ma chambre avec ma ficelle, fier comme Bartaban. Il en faut parfois peu pour avoir l'impression d'avoir réussi quelque chose. Ensuite il m'a fallu près de 30mn pour arriver à complètement déméler les 25m de ficelle que j'avais récupérés. Avec cette longeur, je vais pouvoir en faire des cordes à linge! "Enfin je ne vois pas ce qu'il y a de drôle!", aïeaïeaïe, le ton monte du côté de la frangine. Attends un peu, le meilleur est pour la fin.
Vendredi matin lorsque l'on traçait notre clotoïde (un virage, enfin une courbe quoi) j'ai vu des groupe d'élève ça et là qui trafiquaient de la ficelle. Certains la pendaient aux arbres, d'autres l'utilisaient pour faire des tracés au sol... Je suis donc allé me renseigner. Ils m'ont répondu qu'ils étaient en première année d'architecture et qu'ils étaient en train de faire un projet. Alors là je me suis dit "Benoît, je crois bien que t'as fait une boulette!". A midi je suis retourné là où j'avais récupéré ma ficelle. Des étudiants étaient en train de tracer des signes cabalistiques avec de la ficelle. En gros, ils refaisaient ce que j'avais défait la veille. Je ne suis pas allé leur dire que j'étais la personne qui avait vandaliser leur oeuvre. Si ça se trouve ils auraient été capables de me lig
oter et de m'inclure dans leur projet! Mais quand même quel stroumpf je fais! D'un autre côté ils auraient pu mettre un écriteau: "students' project, do not use it as a clothes line". C'est vrai, on n'est pas censé savoir que les architectes ont des crédits pour s'amuser avec des baguettes et de la ficelle! "Hé ben ça a été long!". Désolé Mathilde je tâcherai de faire mieux la prochaine fois!
Enfin, maintenant j'ai un étendage digne de ce nom dans ma chambre. J'ai aussi une sacrée lo
ngueur de ficelle en rabe. Et puis je dois dire que mes habits suspendus devant ma fenêtre font un peu art comtemporain. La nuit, lorsque la chambre est éclairée, les T-shirts, shorts et autres font un jeu d'ombre et lumière assez intéressant. Je me demande si je ne vais pas demander à avoir moi aussi quelques crédits pour ce travail!


La topo: sans aucun doute le meilleur des TP (quand il fait beau bien entendu)



mercredi 24 septembre 2008

La saga continue

Pas de trucs dégueus style pipi, caca et toilettes aujourd'hui. Un peu de sérieux tout de même! Je suis censé être ingénieur à la fin de mes études. J'ai bien écrit "censé". L'avenir nous dira si cette ambition de l'INSA de Lyon sera accomplie. Pour le moment je suis étudiant en échange pour un an à Chicago et j'en profite pour perfectionner mon anglais, découvrir la ville, la culture américaine, mais aussi pour suivre en direct l'excellent feuilleton "Backpacks in the Commons". Que d'action de suspense et de rebondissements!
Les acteurs ne sont pas professionnels et le metteur en scène est inconnu, mais qu'est ce que c'est bien! On ne sait jamais ce qui va se passer et surtout on se demande tous comment cela va finir. Tout le monde ne parle que de ça. Vous vous ennuyez en cours et vous remarquez que votre voisin commence lui aussi à sombrer dans un état létargique, posez lui une question sur les "backpacks at the Commons" et vous aurez un sujet de discussion pour le restant de l'amphi. Vous vous retrouver aux toilettes à côté de quelqu'un d'autre (situation toujours très embarrassante, jetez juste un "it sucks what they want to do at the Commons" et le moment passé devant la pissotière deviendra tout de suite moins embarrassant... Mince, j'avais dit pas de toilette. Pardon. Prenons donc un autre exemple: vous avez repéré depuis le début du semestre une fille (ou un garçon d'ailleurs) qui vous plaît mais vous ne savez pas comment l'aborder. Attendez seulement le moment du repas et essayez un petit "so can we take our packpack with us today?" et le tour sera joué. Sincèrement, il n'y a pas aujourd'hui, sur le campus de IIT de meilleure approche que d'engager la conversation sur la politique de la Sodexo au Beurk!

Bref, en fin de semaine dernière, je vous disais que les sacs de cours s
eraient interdits à partir de lundi 22 septembre au sein du restaurant scolaire. Je me suis donc pointé lundi matin le dos vide. Mais d'autres étudiants avaient leurs sacs. En fait, le meeting de vendredi soir a permis d'obtenir de la Sodexo que l'on puisse prendre nos sac de cours avec nous à condition que l'on donne des idées pour éviter le gaspillage. Il y a donc dans tout le réfectoire des affiches sur lesquelles on peut donner nos idées. Un site internet et une adresse mail ont été mises à notre disposition pour faire avancer les choses. Ca ne rigole plus!
Mais là où tout le monde reste perplexe, c'est lorque la Sodexo affirme que l'interdiction des sacs dans le restaurant scolaire à pour but de réduire le gaspillage... Je crois que personne ne comprend vraiment le raisonnement qui est tenu. Si vous pouviez nous éclairer là-dessus, laisser un commentaire, nous (les 3000 élèves de IIT) vous en serions très reconnaissants.

De mon point de vue, l'objectif de la nouvelle politique de la Sodexo est de gagner de l'argent, tout simplement. Si nous ne pouvons pas prendre nos sacs, cela signifie que nous ne pouvons pas emporter de nourriture. Mais je n'ai encore jamais vu personne mettre dans son sac un tupperwear plein de nourriture. Emporter une orange ou trois cookies, ne va pas ruiner la Sodexo, non?

Les arguments de la responsable de la nourriture à IIT (Wendy Surak) ne sont d'ailleurs pas très clairs. Je vous mets en ligne l'article rédigé par cette Wendy et publié dans le denrier TechNews, le journal de l'école pour que vous puissiez en juger par vous même.

Pour résumer rapidement pour ceux qui ont quelques problèmes avec la langue de Shakespeare (les autres, cela ne vous dispensent pas de lire l'article;-) la manager général dit que que son but de proposer la meilleure nourritur
e possible sans que cela ruine l'université, qu'ils veulent contrôler la quantité de nourriture qui sort des Commons, qu'il ne faut pas gaspiller et que donc il ne faut pas que l'on prenne de nourriture dans nos sacs... Apparemment il vaut mieux tout jeter. A moins qu'ils aient employé des gens pour finir les plateaux. Ca expliquerait pourquoi il y a quelques gros, voire très gros... Et même pire sur le campus. Mais je doute de cela.
Pour finir, vu qu'elle écrit pour un journal destiné à des élèves ingénieurs, elle met quelques chiffres (il faut toujours donner des chiffres!). Mais je pense qu'elle aurait du s'abstenir. L'article ressemble à un feu d'artifice. En le lisant on se dit: Whoua, marrant... Houhou, jolie bêtise... Excellent mensonge... Superbe connerie... Quell
e inventivité... Et puis la fin de l'article est comme la fin d'un bon feu d'artifice. C'est le bouquet final.
Je traduis: "Nous avons dépensés les sommes suivantes pour remplacer les objet perdus ou jetés:

$186.25 on forks (fourchettes), là j'y suis pour rien
$591.25 on knives (couteaux), toujours pas de ma faute
$135.00 on spoons (cuillères), c'est vrai qu'après seulement un mois à IIT j'en ai une
$756 on cups (tasses), là aussi je dois avouer que j'ai la mienne:-)
...
$956.87 on oranges (oranges, le fruit, oui, oui), là j'ai participé
$3515.23 on pastries (pâtisseries), là j'ai beaucoup participé
$$798.85 on apples (pommes)"
La liste ne s'arrête pas là mais je pense que c'est assez pour montrer la bêtise de cet article. Et puis en plus j'ai la flemme de recopier le reste. Non mais sincèrement, c'est pas débile d'écrire ça?! Ils ont dû dépenser de l'argent pour remplacer des oranges, des pommes et des pâtisseries!! C'est pas possible, ils veulent nous faire mourir de rire! Enfin, peut-être que pour les Américains, les oranges, pommes et pâtisseries sont là seulement pour décorer. Cela expliquerait pourquoi il n'y a jamais personne autour des ces présentoires.

En attendant, pour nous permettre d'emporter du soda, de l'eau ou du café, nous avons tous eu droit à un "mug". Par contre, comme vous pourrez le lire sur l'affiche, il est interdit d'emporter du jus ou du lait. Pourquoi? Peut-être parce que ce sont les boissons les plus chères. Personnellement, je ne bois pas de soda et pas de café et pour ce qui est de l'eau j'ai ma petite bouteille perso. Je remplis donc mon "mug" de... cookies! C'est juste le diamètre. On dirait que c'est fait exprès! Après je sors en marchant tout doucement, en tenant mon pot bien droit et des deux mains, comme s'il contenait du liquide et personne ne me dit rien. Merci bien pour ce t
upperwear la Sodexo!

PS: par contre je vous demanderai de ne pas trop ébruiter la technique parce que sinon ils sont capables de changer le diamètre des cookies et il faudra que je trouve autre chose.


L'affiche et l'article. Régalez-vous, c'est mieux qu'un sketch!

lundi 22 septembre 2008

De l'utilité des pissotières aux States


Ceux qui ont suivi Direction Soleil Levant se souviennent sans doute que les abris-bus constituent un sujet de photographie récurrent pour le cyclotouriste. L'utilité de ces constructions est la même dans tous les pays. Et pourtant leur forme, leur taille et leur "équipement" diffèrent d'une contrée à l'autre.
Les abris-bus américains ressemblent beaucoup aux français. Ils portent
la très célèbre signature J-C Decaux... Je ne tergiverserai donc pas sur les abris bus.
Il y a autre chose qui devrait être identique de partout. Il s'agit d'un lieu extrêmement important. Un endroi
t où j'ai d'ailleurs pu lire une fois en France: "Dans ces cours solitaires/Où tu viens pour chier/La bouche doit se taire/Et le cul doit parler". Ce court texte n'était pas signé. C'est bien dommage parce que j'aurai été enchanté de rencontrer l'auteur de ces vers pleins de poésie. Vous l'aurez compris, je veux parler des toilettes.
Même si la taille, la consistance (gelée, caramel mou ou nougat? hihihi) ou la couleur (chocolat noir, au lai
t ou blanc?, oui parce que gelée bleu, rouge ou rose, ça le fait pas trop) diffère, tout le monde a une paire de fesse, et tout le monde éprouve la nécessité de la poser pour faire ses besoins. Je n'ai pas encore trouver de véritables fans des toilettes "à la turque". Il n'y a d'ailleurs pas de groupe Facebook (fesse book pour les intimes) "Ceux qui veulent des toilettes à la turque de partout". Il semblerait donc que la forme des toilettes puisse être la même de partout à travers le monde. Hé bien il n'en est rien.
Dans le chiotte français, les parois (je ne sais pas comment appeler ça) plongent assez verticalement et l'eau se trouve à quelques 30cm de la cuvette. L'inconvénient de cette configuration est qu'en cas de caca expéditif, vous vous retrouvez avec le derrière trempé, ce qui n'est pas très agréable... Le point positif, c'est que lorsque vous êtes un monsieur et que vous savez viser (pour ceu
x qui ont du mal, il y a l'ophtalmo) vous pouvez faire pipi debout sans éclabousser sur la cuvette.
Le chiotte allemand est différent. L'eau se trouve dans un trou pr
ofond très en avant alors qu'un replat se situe à environ 20cm de la selle. Point positif de ce système, vous n'avez dans aucun cas le derrière mouillé à cause des éclaboussures. De plus, vous pouvez contempler votre oeuvre une fois le travail effectué. Par contre, dans le cas d'une très très grosse commission, la fin de votre crotte pourrait vous chatouiller les fesses, ce qui est moyen. J'espère que les ingénieurs en charge du design de ces toilettes ont envisagé le pire lors de leurs calculs afin que cela ne se produise pas. En terme de pipi debout pour les messieurs, il faut bien viser le trou. Pour ceux qui ont déjà du mal avec les toilettes françaises, ce n'est même pas la peine d'essayer.
Mais venons en aux toilettes américaines. Ah, les toilettes américaines... Ici, l'eau se trouve à environ 8cm de la cuvette. Aucun risque donc de se faire éclabousser les fesses. A moins de vraiment mett
re beaucoup de pression. Mais là il faut des abdos de feu. Pas d'inquiétude non plus pour ce qui est de se faire carresser le derrière par notre crotte. Mais hors de question de faire pipi debout! Tout le monde a sauté à pieds joints dans les flaques d'eau étant petit? Et bien faire pipi debout dans un chiotte américain produit le même effet! Heureusement, il y a toujours des pissotières. Mais il y en a dans mon couloir qui ne semblent pas gênés par le fait que les cuvettes des toilettes soient inondées d'urine après leur passage et continuent à faire pipi debout. C'est pourquoi j'aimerai qu'un article soit rédigé dans le règlement interne du MSV, le Mac Cormick Village Student, la résidence dans laquelle je suis.
J'aimerais pour finir vous raconter ce qui m'est arrivé en prenant la photo qui accompagne ce texte.
Il a fallu que je me rende aux toilettes avec mon appareil photo. J'étais bien content de ne croiser personne. En arrivant, tout était calme, pas un bruit. Pensant être seul, je me suis dit que j'allais me prendre en photo de dos, en train de faire mon petit pipi. Me voilà donc en train de positionner l'appareil. Je mets en marche le retardateur et je vais faire ce que j'ai à faire. Et puis tout s'est passé très vite. J'ai entendu la chasse d'eau se tirer, la porte du toilette s'ouvrir, quelqu'un est sorti et juste à ce moment là (j'au
rai voulu le faire exprès, j'aurai pas réussi) l'appareil déclenche avec un gros flash. Je me retourne et je vois le gars qui regarde l'appareil stupéfait. Je me retourne immédiatement sans pouvoir m'empêcher d'éclater de rire. Je retourne à nouveau, toujours aussi hilare. Le gars est en train de se laver les mains en me fusillant du regard. Je parviens tout juste à articuler un "I am sorry man, it was not for you". Le type me répond "you're really weird dude" et sort. Je reste donc seul avec ma photo et mon fou rire. Le mieux serait de ne plus recroiser ce gars. Le problème est qu'il habite dans mon couloir. Donc évidemment cela va se produire. Il faudra que j'arrive à ne pas rire.
Bon, sur ce, je vais aller me coucher. Ca m'évitera de raconter et/ou de faire encore des bêtises. Mais l
e coup de la photo en sortant des toilettes, je trouve ça tellement énorme que j'en ris encore tout seul devant mon ordi!

Toilette américain: modèle eau peu profonde;-)


WC allemand: modèle fesses au sec WC français: modèle rafraichissement fessier



samedi 20 septembre 2008

C'est moi qui l'a fait, c'est pas la carte postale

Les fans de Bénabar auront reconnu l'entête de cet article, extrait du titre Les épices du souk du Caire. Il s'agit d'une chanson dans laquelle Bénabar analyse en quelque sorte notre comportement vis à vis de la photographie. La conclusion en est que nous faisons tous les mêmes photos. Nous pourrions nous contenter de la photo prise par quelqu'un d'autre, ou alors de la carte postale. Mais non. Il faut que ce soit nous qui prenions la photo.
Si je vous raconte tout ça c'est parce qu'aujourd'hui je suis retour
né au Bean et j'ai pris la photo que tout le monde prend: celle du reflet de l'immense structure. Cependant, je pense que ma photo est différente de celle de beaucoup de personnes. Pourquoi? Parce que je suis tout seul devant le haricot. Et ça, peu de personnes peuvent se vanter de l'avoir réussi. Il faut dire que le Bean est une star. Comme toutes les stars il a ses gardes du corps (les gardiens du parc) et est protégé par des barrières (le Millenium Park, le parc où est le Bean est fermé la nuit) Durant la journée, nombre de touristes entourent cette oeuvre d'art et se font prendre en photo devant. Comme une star de cinéma. Vous vous souvenez sûrement des photos que j'avais postées il y a quelques semaines.
Certaines radios proposent des jeux permettant au gagnant de rencontrer certaines acteurs ou chanteurs célèbres. Mais personne n'a encore eu l'idée de faire cela pour le Bean. Moralité, la façon de se retrouver en tête à tête avec la structure métallique est de se lever tôt. C'est ce que j'ai fait. Mais quitte à se lever à 6h00 du matin, j'avais décidé d'aller voir le lever de soleil sur le lac Michigan. J'ai donc pris le train pour le Downtown à 6h15 un samedi matin. La personne en garde de la porte du bâtiment a dû me prendre pour un fou en me voyant passer en courant si tôt. Le Bean est une star qui attend. Vous pouvez arriver quand vous voulez, il sera toujours là. Po
ur ce qui est du sunset, c'est plus délicat. Et en plus ça change tous les jours! Aujourd'hui, je m'étais renseigné (j'avais appelé Madame Soleil;-). Le rendez-vous était à 6h36 exact. Comme le train a pris un peu de retard à cause de travaux sur les voies, il a fallu courir pour ne pas rater l'arrivée de l'astre solaire. Là encore je pense que les gens qui m'ont vu passer ont dû penser que je n'étais pas tranquille. Des gens faisant leur jogging sur les rives du lac de bonne heures il y en a. Mais des étudiants courant appareil photo à la main, sac sur le dos, la marque de l'oreiller sur la figure et un épis permettant de capter la télévision câblée, il n'y en a pas des masses. Il y en a qu'un seul: c'est moi!
Mais j'ai été récompensé de ces efforts étant donné que je suis arrivé à 6h34. Juste le temps de m'asseoir pour assister à ce qui est pour moi un des plus beau spectacles naturels que l'on puisse avoir. Je préfère le lever du soleil que le coucher parce qu'il demande un effort. Pour assister à l'apparition du Râ égiptien il faut se lever alors qu'il suffit d'attendre sa disparition. De plus, lorsque le soleil part les températures chutent et il faut mettre une veste. Au contraire, lorsque le soleil sort, l'atmosphère devient agréable. On peut "tomber" la veste et se laisser caresser par les doux rayons de notre étoile. Enfin, le coucher de soleil annonce la fin de la journée. Il faut se dépêcher de faire tout ce que l'on a pas fait. Le lever de soleil représente quant à lui le début de la journée et donc beaucoup de temps devant soi. On peut prendre sont temps pour faire les choses. Ceci dit, j'aime aussi les couchers de soleil et je peux vous certifier que vous aurez droit à un article (voire plus) là-dessus durant mon séjour aux Etats-Unis.
Donc après ce premier rendez-vous de la journée et un certain nombres de photos je me suis dirigé vers Millenium Park pour rencontrer le Bean. Il était 7h. Quelle déception en arrivant sur le lieu du rendez-vous! Rassurez-vous le haricot était toujours là. Mais il y avait aussi un groupe de 4 personnes. Moi qui voulait être seul. Raté et rageant. Le groupe s'est petit à petit agrandi et puis ils sont partis pour une visite guidée de Chicago. Je me suis donc retrouvé seul avec le haricot. Mission accomplie!! Cela n'a pas duré longtemps. Juste assez pour prendre deux ou trois photos. Mais cela était suffisant pour remplir mon "challenge". Il va maintenant falloir que je trouve autre chose. Si vous avez une idée (autre que "se prendre en photo tout nu devant le Bean au mois de février"), n'hésitez pas à m'en faire part.
Mais trêve de plaisanterie et cultivons nous un peu. Ce que nous appelons vulgairement le Bean est en fait une oeuvre d'art prénommée Cloud Gate. Son nom vient du fait que 3/4 de sa surface reflète le ciel (je ne suis pas convaincu par ce chiffre, mais c'est celui donné officiellement). Elle est l'oeuvre du sculteur anglais Anish KAPOOR et date de 2005, ce qui est "old" comme me l'a affirmé un Américain ce matin. "In the US, four years is old!". Ah bon. Le Bean tire sa forme et sa couleur d'une goutte de mercure. Ce qui est bizarre c'est qu'il n'y a pas de soudures. Comment ont-ils réalisé cette structure? Il s'agit e
n fait d'une armature d'acier sur laquelle ont été soudés des panneaux d'acier inoxidable. Tout cela a ensuite été poli durant des heures pour donner le résultat que tous les visiteurs de Millenium Park peuvent admirer. Pour l'avoir vu de près, je peux vous confirmer que l'on dirait vraiment une goutte de mercure. Aucune soudure n'est visible. Pour finir avec quelques chiffres (ben oui, je fais des études scientifiques et il faut des chiffres sinon "c'est pas bon"). Could Gate c'est 10m de haut, 20m de long et 13m de large pour un poids de 110 tonnes (catégorie poids lourd, sans aucun doute) et un prix final de 23 millions de dollars. Ca fait quand même cher le miroir déformable!
Les politiques ont bien essayer de rendre la visite du Bean payante (on les retrouve bien là!), mais ils ont dû abandonner ce projet.
Voilà pour les nouvelles du jour. Sinon, je rajouterais que les Chicagoiens (on va dire ça comme ça) prépare l'hiver. Depuis quelques jours, des camions répandaient un espèce de revêtement sur les parking d
u campus. On aurait dit qu'ils refaisaient l'enrobé. Le truc c'est qu'ils n'enlevaient pas l'ancien. Ils ne faisaient que répandre un liquide noir, puant et qui fond au soleil. Je me suis renseigné auprès des ouvriers pour savoir ce qu'il en était. Il s'agit en fait d'une couche protectrice pour le revêtement. La fine couche répandue en surface permet de combler les fissures présentes sur les parkings et protège le revêtement de la glace et des sels de déverglaçage. Cet entretien est annuel alors que le revêtement des parkings est refait tous les 5 à 6 ans. Pour ce qui est des routes, c'est tous les deux ans. Mais avec le réchauffement climatique, ces fréquences pourraient peut-être s'allonger.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Je vais aller imiter le soleil parce que je suis fatigué. Je me suis levé avant lui et il s'est couché bien avant moi. C'est pas juste. Demain je me lève après lui!



Et vous pouvez regarder dans le reflet: je suis tout seul!!



La couleur sans l'odeur: profitez-en!

Sunrise September, 20