
Nous sommes le premier avril. Enfin, nous sommes encore le premier avril à Chicago parce qu'en France c'est déjà le second et en Chine on est bientôt le trois! Le premier avril normalement on fait des crasses à ses copains, enfin, c'est la coutume en France. Je me suis bien renseigné et "normalement" c'est la coutume aux US aussi. Mais apparemment ce n'est pas la coutume à IIT parce que je n'ai rien vu de spécial aujourd'hui. Décevant. Je me suis donc permis de partager un bon fou rire avec Viral et Johannes. Pour résumer, je suis entré dans la chambre de ce cher Johannes pendant qu'il n'était pas là (facile, il est tout seul mais laisse toujours sa porte ouverte) et je lui ai subtilisé son laptop avec un petit mot sympa: "greetings form the Big-Gang". Ca n'a pas manqué, à peine rentré chez lui il a constaté le "vol" et est venu taper à ma porte affolé. Impossible de cacher mon méfait, c'était trop drôle. En fait, j'aurais dume cacher dans la penderie et filmer sa réaction... L'an prochain. Enfin, maintenant il faut que je sois bien prudent parce qu'il risque de m'arriver quelque chose.
L'objet de cet article n'est pas sur les bêtises que l'on peut faire pour enquiquiner le monde mais sur les boîtes de nuit américaines. Je pense que si vous avez suivi le blog depuis le début, vous aurez compris que je ne suis pas un "cluber". Les nuits blanches en boîte, très peu pour moi. Comme dirais Hakim, "toi ton truc c'est les grizzlis". En résumé c'est un peu ça... Depuis que je suis arrivé à Chicago je n'avais pas mis le pied dans une boîte de nuit. C'est maintenant chose faîte! Je tiens tout de suite à mettre fin aux questions que certains commencent à se poser: "est-ce un poisson d'avril?". Non, non, non, je vous certifie que je suis allé passer quelques heures (pas plus) dans un club. Les copains m'avaient dit "tu vas voir, c'est vraiment différent des boîtes françaises, ça vaut le coup, blablabla..." Tout ce que je peux vous dire c'est que je n'ai pas apprécié. C'est peut-être différent d'en France, mais pas tant que ça. Tout ce qui change c'est la langue (la langue parlée, je n'ai pas laissée la mienne allait trainer n'importe où!) et la tenue vestimentaire de la gente féminine.
Dans un de ses sketches, Devos s'exclame à tout bout de champ "salopes, toutes des salopes!". Je trouvais (et je trouve toujours) vulgaire de s'exprimer ainsi. Mais je dois dire que c'est un peu le sentiment qui vous envahi lorsque vous vous retrouver dans une boîte de nuit américaine. Je me demande d'ailleurs si Devos n'était pas venu faire une semaine de stage en boîte aux US avant de faire ce sketch!
Mais commençons par le commencement. Sortir en boîte c'est un peu comme pratiquer un sport. Plus on pratique plus on est bon. De plus, il faut bien s'échauffer avant de commencer. En sport l'échauffement est souvent composé d'un petit footing, de renforcement musculaire et de mouvements spécifiques. Pour les sorties noctures à Chicago ça commence par quelques petits verres chez les Espagnol. Bière, Rhum, Vodka, Baileys... Le tout sur fond de musique espagnole. Ce petit cinéma dure une petit heure, le temps que tout le monde soit joyeux tout en sachant toujours ce qu'il fait. Après l'échauffement, c'est départ en bande (20 Espagnol, 1 Allemand, 1 Norvégien et 1 Français... Mais pour les gens du métro on est tous Espagnol;-) avec les prévisions pour la soirée, un peu à la façon dont un coach arrangue son équipe avant le premier coup de sifflet. Cela nous amène devant la boîte de nuit. Pour ceux qui jouent au foot, avant l'entrée sur le terrain, l'arbitre contrôle que les crampons sont aux normes. Pour eux qui vont en boîte il faut passer le contrôle du videur.
Voilà comment se déroule la scène. Vous attendez votre tour en file indienne devant un espèce de géant balafré avec des bras qui ressemblent plus à des cuisses de taureau dopé qu'à autre chose. Lorsque vient votre tour d'être inspecté, il ne vous dit que "ID". Par chance j'avais ma carte d'identité sur moi. Je ne me souvenais pas qu'ils contrôlaient l'âge (moins de 21 ans vous pouvez aller jouer au jardin d'à côté!). Je donne donc mon ID au géant. Il regarde mes pieds, mon pantalon, ma veste, ma figure, ma carte d'identité puis fini par me dire "OK". Premier obstacle passé! Une fois passé le contrôle de Cerbère tu peux pénétrer dans l'antre du club... Et là, attention les yeux et les oreilles.
Commençons par les yeux. Les Américains sont très prudes. Vous vous souvenenz sûrement du scandale créé par l'apparition du sein de Janet Jackson lors du Super Bowl il y a quelques années. De la même façon il est très mal vu de prononcer "sex" ou "butt" ou "boobs" dans la rue. Mais en boîte de nuit tout est permis? Vous pouvez dire ce que vous voulez, faire ce que vous voulez, vous habillez comme vous voulez. Je vous jure que les Américaines ont des tenues, attention les yeux! A la limite lorsqu'elles sont toutes ensemble là-dedans... Mais lorsqu'il faut sortir et rentrer... N'importe quoi! C'est la première chose qui a à voir avec les yeux. La seconde chose c'est que dans cette boîte où nous sommes allés, il y avait des lasers et des lampes qui s'allumaient, s'éteignaient, tournaient, changeaient de couleur et tout et tout dans tous les coins. Je n'ai pas l'habitude de genre d'environnement. Alors lorsque le premier faisceau de lumière m'est passé au-dessus de la tête je me suis baissé, comme un imbécile, et pour le plus grand bonheur des gens qui étaient autour de moi. Ou comment passer pour un charlot en moins de 15 secondes. Je crois que j'ai fait le tour pour les yeux.
Passons aux oreilles. Je ne sais pas pourquoi les gens viennent en boîte, mais je suis sûr que ce n'est pas pour discuter! Là où nous sommes allés (mais je suppose que c'est de partout pareil), le son est tellement fort que l'on n'entend rien. Pour essayer de communiquer il faut que votre interlocuteur vous hurle dans l'oreille. Mais même en e mployant ce procédé vous n'êtes pas certains de comprendre ce qu'il a à vous dire. La seule chose dont vous pouvez être certain c'est qu'il va vous postilloner dans l'oreille. Remarquez, un nettoyage du conduit auditif au vodka/orange n'est peut-être pas mauvais... Il faudra que je pose la question à l'ORL! Pour vous dire comme le son est à "donf", le Soundbar (le "super club" dont il est question depuis le début) est sur deux niveaux. Eh bien les escaliers et le plancher supérieur vibraient au rythme de basses. Apparemment c'était assez solide pour ne pas s'effondrer. C'est là que j'ai compris qu'il faut qu'il y est des ingénieurs génie civil qui soit des clubbers pour pouvoir dimensionner correctement ces planchers.
Voilà, je crois que je vous ai tout dit. Je suis resté dans ce vacarme flashy peuplée de gens à moitié dévêtus pendant 1h30, juste le temps de boire deux verres. La fille au vestiaire était super étonnée de me voir arriver "cheking out??". Hé oui, ma grande. A la sortie, un autre gorille, sans doute un cousin du géant de l'entrée, a voulu me tamponner la main. Je lui ai dit non merci, ce qui l'a beaucoup étonné. Il n'est pas prêt de me revoir!
Bon, il va falloir que je vous laisse, je dois réserver mes billets d'avion pour les grandes vacances. HIIIIIIIYYYYYYYYAAAAAAAA. Je ne vous dévoile pas encore la destination, je garde un peu de suspens. Tout ce que je peux vous dire c'est que je ne prendrai pas la direction d'un endroit à clubs et boîte de nuit!
L'objet de cet article n'est pas sur les bêtises que l'on peut faire pour enquiquiner le monde mais sur les boîtes de nuit américaines. Je pense que si vous avez suivi le blog depuis le début, vous aurez compris que je ne suis pas un "cluber". Les nuits blanches en boîte, très peu pour moi. Comme dirais Hakim, "toi ton truc c'est les grizzlis". En résumé c'est un peu ça... Depuis que je suis arrivé à Chicago je n'avais pas mis le pied dans une boîte de nuit. C'est maintenant chose faîte! Je tiens tout de suite à mettre fin aux questions que certains commencent à se poser: "est-ce un poisson d'avril?". Non, non, non, je vous certifie que je suis allé passer quelques heures (pas plus) dans un club. Les copains m'avaient dit "tu vas voir, c'est vraiment différent des boîtes françaises, ça vaut le coup, blablabla..." Tout ce que je peux vous dire c'est que je n'ai pas apprécié. C'est peut-être différent d'en France, mais pas tant que ça. Tout ce qui change c'est la langue (la langue parlée, je n'ai pas laissée la mienne allait trainer n'importe où!) et la tenue vestimentaire de la gente féminine.
Dans un de ses sketches, Devos s'exclame à tout bout de champ "salopes, toutes des salopes!". Je trouvais (et je trouve toujours) vulgaire de s'exprimer ainsi. Mais je dois dire que c'est un peu le sentiment qui vous envahi lorsque vous vous retrouver dans une boîte de nuit américaine. Je me demande d'ailleurs si Devos n'était pas venu faire une semaine de stage en boîte aux US avant de faire ce sketch!
Mais commençons par le commencement. Sortir en boîte c'est un peu comme pratiquer un sport. Plus on pratique plus on est bon. De plus, il faut bien s'échauffer avant de commencer. En sport l'échauffement est souvent composé d'un petit footing, de renforcement musculaire et de mouvements spécifiques. Pour les sorties noctures à Chicago ça commence par quelques petits verres chez les Espagnol. Bière, Rhum, Vodka, Baileys... Le tout sur fond de musique espagnole. Ce petit cinéma dure une petit heure, le temps que tout le monde soit joyeux tout en sachant toujours ce qu'il fait. Après l'échauffement, c'est départ en bande (20 Espagnol, 1 Allemand, 1 Norvégien et 1 Français... Mais pour les gens du métro on est tous Espagnol;-) avec les prévisions pour la soirée, un peu à la façon dont un coach arrangue son équipe avant le premier coup de sifflet. Cela nous amène devant la boîte de nuit. Pour ceux qui jouent au foot, avant l'entrée sur le terrain, l'arbitre contrôle que les crampons sont aux normes. Pour eux qui vont en boîte il faut passer le contrôle du videur.
Voilà comment se déroule la scène. Vous attendez votre tour en file indienne devant un espèce de géant balafré avec des bras qui ressemblent plus à des cuisses de taureau dopé qu'à autre chose. Lorsque vient votre tour d'être inspecté, il ne vous dit que "ID". Par chance j'avais ma carte d'identité sur moi. Je ne me souvenais pas qu'ils contrôlaient l'âge (moins de 21 ans vous pouvez aller jouer au jardin d'à côté!). Je donne donc mon ID au géant. Il regarde mes pieds, mon pantalon, ma veste, ma figure, ma carte d'identité puis fini par me dire "OK". Premier obstacle passé! Une fois passé le contrôle de Cerbère tu peux pénétrer dans l'antre du club... Et là, attention les yeux et les oreilles.
Commençons par les yeux. Les Américains sont très prudes. Vous vous souvenenz sûrement du scandale créé par l'apparition du sein de Janet Jackson lors du Super Bowl il y a quelques années. De la même façon il est très mal vu de prononcer "sex" ou "butt" ou "boobs" dans la rue. Mais en boîte de nuit tout est permis? Vous pouvez dire ce que vous voulez, faire ce que vous voulez, vous habillez comme vous voulez. Je vous jure que les Américaines ont des tenues, attention les yeux! A la limite lorsqu'elles sont toutes ensemble là-dedans... Mais lorsqu'il faut sortir et rentrer... N'importe quoi! C'est la première chose qui a à voir avec les yeux. La seconde chose c'est que dans cette boîte où nous sommes allés, il y avait des lasers et des lampes qui s'allumaient, s'éteignaient, tournaient, changeaient de couleur et tout et tout dans tous les coins. Je n'ai pas l'habitude de genre d'environnement. Alors lorsque le premier faisceau de lumière m'est passé au-dessus de la tête je me suis baissé, comme un imbécile, et pour le plus grand bonheur des gens qui étaient autour de moi. Ou comment passer pour un charlot en moins de 15 secondes. Je crois que j'ai fait le tour pour les yeux.
Passons aux oreilles. Je ne sais pas pourquoi les gens viennent en boîte, mais je suis sûr que ce n'est pas pour discuter! Là où nous sommes allés (mais je suppose que c'est de partout pareil), le son est tellement fort que l'on n'entend rien. Pour essayer de communiquer il faut que votre interlocuteur vous hurle dans l'oreille. Mais même en e mployant ce procédé vous n'êtes pas certains de comprendre ce qu'il a à vous dire. La seule chose dont vous pouvez être certain c'est qu'il va vous postilloner dans l'oreille. Remarquez, un nettoyage du conduit auditif au vodka/orange n'est peut-être pas mauvais... Il faudra que je pose la question à l'ORL! Pour vous dire comme le son est à "donf", le Soundbar (le "super club" dont il est question depuis le début) est sur deux niveaux. Eh bien les escaliers et le plancher supérieur vibraient au rythme de basses. Apparemment c'était assez solide pour ne pas s'effondrer. C'est là que j'ai compris qu'il faut qu'il y est des ingénieurs génie civil qui soit des clubbers pour pouvoir dimensionner correctement ces planchers.
Voilà, je crois que je vous ai tout dit. Je suis resté dans ce vacarme flashy peuplée de gens à moitié dévêtus pendant 1h30, juste le temps de boire deux verres. La fille au vestiaire était super étonnée de me voir arriver "cheking out??". Hé oui, ma grande. A la sortie, un autre gorille, sans doute un cousin du géant de l'entrée, a voulu me tamponner la main. Je lui ai dit non merci, ce qui l'a beaucoup étonné. Il n'est pas prêt de me revoir!
Bon, il va falloir que je vous laisse, je dois réserver mes billets d'avion pour les grandes vacances. HIIIIIIIYYYYYYYYAAAAAAAA. Je ne vous dévoile pas encore la destination, je garde un peu de suspens. Tout ce que je peux vous dire c'est que je ne prendrai pas la direction d'un endroit à clubs et boîte de nuit!



