Un an d'échange à l'Illinois Institute of Technology of Chicago, ou lorsque le petit marseillais se rend au pays de l'oncle Sam et de Burger King... Au fan de pied il est pas fada ce minot?! Peuchère, à aller tchatcher avec les Ricains pendant un an, il va nous revenir complètement chèvre. Enfin, lui au moins il se cague pas!

lundi 29 septembre 2008

Quelques photos


Je vous avais promis de mettre en ligne un album de mes visites à la Hancock Tower. Chose promise, chose due, le voici au bas de ce message. Vous pourrez en plus des images profiter de mes géniales légendes. Mais il m'est très difficile de me mettre devant mon blog et de ne pas écrire quelque chose.
Etant donné que je vous ai déjà fait un compte-rendu de mes visites hier, je ne vais pas recommencer. Aujourd'hui rien de particulier à signaler, cours de 15h15 à 20h35, comme tous les lundis. Des horaires que je n'apprécie pas beaucoup. Mais on ne peut pas choisir les horaires de ses cours. Alors on fait avec.
Maintenant, je devrais peut-être faire mon homework d'hydraulique pour mercredi. Mais je suis sûr que vous voulez que je vous raconte une histoire. Oui? Allez, c'est parti!
Donc hier en attendant que la "private party" au 94ème de la Hancock se termine je suis allé fair
e un tour dans les magasins. Inutile de vous dire que tout est immense, depuis l'ascenseur, jusqu'à l'escalator, en passant par les vendeurs et les vendeuses. Les seuls qui ont un format normal, ce sont les mannequins en plastique! Apparemment, il n'y a pas encore de mannequin obèse. Mais là n'est pas la question.
Nous sommes fin septembre, donc encore loin de Noël. En France, autant que je me souvienne, on commence à voir des sapins, guirlandes et autres prémices du 25 décembre aux alentours du 10 novembre. Je dois avouer que dans certains petits bleds paumés de la Creuse et du massif central on peut admirer l'illumination du père Noël sur son traîneau le 15 août. Mais dans toutes les grandes villes, pas de signe de Noël en septembre. Ce n'est apparemment pas le cas aux Etat-Unis. Vous me croirez si vous le voulez (d'ailleurs vous allez être obligés de me croire parce que j'ai pris une photo) il y a déjà des sapins dans les magasins. Enfin, disons que j'ai croisé des sapins dans un seul magasin. C'était pas un magasin bouiboui où on trouve que des petits bidules qui valent rien, mais un truc de luxe qui vous vend une couette Ralph Lauren à 800$. Deux solutions, soit ils sont en avance, soit ils sont très en retard. Je ne sais pas trop. Je ne sais d'ailleurs pas non plus si la couette Ralph Lauren est aussi confortable que son prix est élevé. J'aurai bien vo
ulu la tester. Une petite sieste aurait été la bienvenue durant mes deux heures d'attente pour la Hancock. Mais vu l'ambiance du magasin c'était un coup à se faire embarquer par la police. Ca aurait certe fait un bon sujet pour le blog, mais je n'aurais pas pu monter en haut de la tour. Et puis si quelqu'un est intéressé par l'achat de la couette en question, je pourrai toujours retourner y faire un tour et vous faire un compte-rendu un peu plus tard. C'était la première chose dont je voulais parler.
La seconde concerne le iPod. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est (les autres vous vous taisez, comme diraient les profs en France) le iPod, c'est un petit bidule minuscule qui peut contenir énormément de chansons, films, photos et autres. Certains sont tellement puissants que ça en devient à mon avis handicapant. C'est vrai, lorsque vous avez 4829 chansons dans votre poche, premièrement vous ne pouvez pas toutes les écouter, deuxièmement vous ne vous souvenez plus de ce que vous avez ou pas et puis troisièmement, ça m'étonnerait que beaucoup de monde ait 4829 chansons préférés. Ou alors je suis le petit fils de la reine d'Angleterre. En terme de prix, plus le iPod est petit et plus il a de mémoire (non, non, le plus gros n'est pas forcément le plus puissant) et plus il est che
r. Bref, lorsqu'en France vous voulez acheter un appareil de la sorte, vous réfléchissez avant. Puis lorsque vous êtes fixé et décidé, vous allez par exemple à la Fnac. Là un vendeur va encore vous conseiller (même si vous savez très bien ce que vous voulez). Finalement, il va ouvrir la vitrine dans laquelle sont enfermés les MP3 de Apple, puis vous allez aller en caisse, puis au service après vente. Ce n'est qu'alors que vous pourrez enfin dire "j'ai un iPod". Disons que c'est long.
A Chicago, je suppose que c'est de partout pareil aux States, c'est beaucoup plus facile et rapide. Pourquoi? Parce qu'il y a des distributeurs de iPod. Comment ça j'essaie de vous emboucaner?! Je sais bien que je suis marseillais et que j'ai tendance à un peu en rajouter mais là je vous promets que c'est vrai! Agrandissez la photo qui est en tête de cet article et vous verrez par vous même. Un iPod s'achète comme un paquet de chips ou une bouteille de soda! Choisissez votre modèle et vos options sur l'écran tactile, payez et la boîte à chansons est à vous! Evidemment, ce n'est pas le même budget qu'une cannette de coca. Mais dans une canette de coca vous avez au mieux 20 gorgées alors que dans le MP3 de Apple vous avez parfois 30 heures d'écoute.
Bon, voilà pour ce soir. En attendant un prochain article un peu plus développé. Enjoy the pictures!


Et derrière il y a les lits avec les couettes super chères. Ils sont complètement marteaux ces Américains!

Hancock Tower



dimanche 28 septembre 2008

Je me suis fait avoir...

La Hancock Tower


Je devrais même rajouter "sur toute la ligne". Mais tout s'est bien fini. Alors évidemment ça aide à relativiser.
Hier je suis allé faire un tour dans le downtown. Moi qui n'aime pas traîner en ville, ça vous en bouche un coin hein! Comme je me trouvais au pied de la Hancock tower, la troisième plus grande tour de
Chicago et que le temps était clair, je me suis dit que j'allais grimper en haut pour profiter de la vue. Le skydeck est au 94ème étage. Monter à pied serait... un bon défi. Mais je ne sais même pas si c'est possible. En effet, pour accéder au John Hancock Observatory il faut faire la queue pendant près de 15mn, payer, refaire la queue pendant 25mn s'il n'y a pas trop de monde. Ensuite il y a un ascenseur qui vous monte au 94ème. C'est d'ailleurs le seul étage qu'il dessert. Je dois tout de même avouer que l'ascenseur est assez impressionnant. En 40s il vous monte à 1500ft, soit près de 450m. L'ascension est tellement rapide que vous avez les oreilles bouchées, comme lorsque vous prenez l'avion.
Mais revenons au prix. Pour avoir le droit d'accéder à la plus belle fenêtre de Chicago (ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les Chicagoans) il vous faut débourser 15$. Le pied (feet=ft) vous revient donc à 1,5cents et un étage vous coûte la bagatelle de 16cents. J'espère que les gens des bureaux situés dans la tour ont des tarifs réduits!
Hier j'étais en bas de la tour à 16h30, trop tôt pour voir le coucher de soleil. Or une des options disponibles est de payer 18$ pour 2 entrées dans les 48h. C'est ce qu'ils appellent le "sun and stars ticket". Le temps étant prévu ensoleillé pour
aujourd'hui (dimanche), j'ai acheté un ticket sun and stars et je suis monté au 94ème.
Il n'y a pas à dire, la vue est magnifique depuis là-haut. La tour se trouvant au bord du lac, vous avez, côté nord, une vue imprenable sur la côte, en particulier sur North Beach et ses terrains de beach. A l'est, vous dominez Navy Pier et sa grande roue. La face sud donne directement sur la Sears tower (la plus grande tour de Chicago au jour d'aujourd'hui) et à l'ouest la banlieue de la ville et ses rue à la perpendiculaire. Si vous payer 1$, vous pouvez aussi utiliser les jumelles et regarder de plus près les gens qui se baignent dans les piscines situées sur les toits des autres tours. Enfin, si vous avez un peu le vertige et que vous voulez éprouver quelques frissons, vous pouvez coller votre front contre la vitre et observer les taxis 450m en contre-b
as.
Mais lorsque vous avez tourné pendant 30mn dans le sens inverse et similaire à celui des aiguilles d'une montre, que vous avez épuisé la batterie de votre appareil photos et que vous vous êtes habitués à l'altitude, vous commencez à vous sentir non pas comme un poisson dans l'eau, mais plutôt comme un poisson dans un aquarium. Vous redescendez donc sur la terre ferme, content de cette expérience mais sans plus. Disons que ce n'est pas l'activité la plus excitante qu'il soit à Chicago. Mais il faut le faire pour ne pas regretter de ne pas l'avoir fait.
Mais comme j'avais un pass pour y retourner avant demain (lundi) 16h30, j'avais programmé d'y retourner ce soir, à 18h, pour voir le coucher de soleil. Je devais y aller avec deux autres Français. Le problème c'est que le soleil nous a posé un lapin et n'a pas montré le bout de son nez de toute la journée... Moralité, mes deux compères ont décidé de ne pas monter à la Hancock aujourd'hui. Ayant mon ticket, j'y suis allé, à l'heure prévue. Entre le campus et le downtown, j'ai pu voir que le ciel était dégagé à l'horizon. J'allais donc pouvoir voir le coucher de soleil! Mais en arrivant au pied de la tour, j'ai vu un écriteau: "private party". Priv
ate party?!? Qu'est-ce que ça veut dire?? Ca veut dire que l'université de Chicago avait réservé le 94ème étage pour leur journée d'intégration et que l'accès au public était impossible entre 16h et 20h. Le soleil se couchant à 18h36, je l'avais dans l'os!
J'ai donc décidé d'attendre tout de même 20h pour voir Chicago de nuit. Je suis donc allé faire un tour dans la galerie commerçante située dans la tour d'à côté. C'est pas les galeries Lafayette de la rue Saint Fé à Marseille! Que des magasins de luxe, du cuir et des rampes lustrées de partout, des gens qui passent le balai en nœud papillon... Avec mon survêtement,
mes baskets rouges et ma vieilles veste polaire je faisais un peu tâche. Je me suis fait les 7 étages. Beaucoup de magasins étaient fermés (ils ferment à 18h le dimanche). Mais certains étaient ouverts.
Et puis à 20h je suis monté au 94ème. Rien de particulier à signaler
depuis hier, sinon qu'il faisait nuit. C'est vrai que c'est beau tous ces gratte-ciel la nuit. Mais ça rend la prise de photos beaucoup plus délicate avec mon appareil numérique.
La Hancock compte 100 étages. Il y en a donc d'autres au-dessus du 94ème! J'ai décidé d'essayer d'y aller à ma descente de l'ascenseur. En fait les 95 et 96 sont des bars et restaurants. On ne paye pas l'ascenseur mais on paye la consommation en haut. Mais on peut aussi juste faire le curieux et jeter un œil par dessus les tables. C'est un peu moins confortable que le 94ème, mais c'est aussi moins onéreux. En fait, je pense qu'il faut dans un premier temps monter au 95 ou au 96ème sans payer et voir ce
que ça donne. Cela suffira à certains, ils auront alors économiser 15$. D'autres auront envie d'avoir plus de tranquillité pour prendre leur temps. Ceux là n'auront pas perdu 15$.
Voilà, je suis trop fatigué pour mettre un album en ligne. Je vous promets que je fais ça demain soir.


Chicago Downtown, je n'en reviens toujours pas!


On dirait presque Miami... Qu'est-ce que tu en penses Janella?

samedi 27 septembre 2008

J'ai fait une bêtise


Jeudi matin j'ai fait une bêtise. Une de plus me direz-vous. Une de plus vous répondrais-je! Là, si j'étais à Marseille, Mathilde, la plus jeune de mes deux sœurs me dirait: "vas-y raconte". Comme j'aime bien la faire râler (c'est super marrant comme jeu, si si je vous l'assure) et bien je prends tout mon temps pour raconter ce qui s'est passé. Alors elle ajoute "il est chiant quand il fait ça". Mais bien raconter une histoire c'est comme tourner un bon film. Il faut que le sujet soit intéressant, l'intrigue introuvable, le suspens insoutenable et la chute improbable.
Je ne suis pas metteur en scène, mais étudiant. L'étendue des sujets qui se présentent à moi est donc réduite. L'intérêt du sujet pourra donc vous laissez à désirer. Pour ce qui est de l'intrigue, je ne vous laisserai pas lo
ngtemps hésiter. Je ferai de mon mieux pour faire durer le suspens. Mais je peux vous certifier que la chute sera improbable. "Bon alors t'abrège?!", ça c'est Mathilde qui s'impatiente devant son écran d'ordinateur.
Voilà. Comme mon coloc a déménagé pour aller dans une chambre plus grande, je suis pour le moment tout seul dans ma chambre, ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. Il paraît que cela ne va pas durer et que le housing office ne va pas tarder à m'envoyer un remplaçant. Le pauvre, s'il savait le zigoto qu'il va trouver en 113! Mais en attendant, j'essaie d'organiser la chambre au mieux. Comme je fais beaucoup de sport (vous aurez droit à un article là-dessus prochainement) j'ai tous les jours mes T-shirt, short, chaussettes et slip à faire sécher. Hors la chambre est très humide et il n'y a rien pour faire office d'étendage. Il me semblait pourtant qu'il était possible de tendre une cordelette entre les pare lumière de part et d'autre de la chambre. Le problème c'est que je n'ai pas amené ni cordelette ni ficelle. J'ai donc fait le tour, dans ma petite tête, de tous les endroits où je pourrais éventuellement trouver de quoi faire une corde à linge. Le vendredi matin, je passe ma matinée à l'extérieur, à faire des relevés topographiques. Pour repérer plus facilement les petits piquets que l'on plante, on leur fait un noeud avec un ruban orange fluo. Je me suis donc dit que je pourrais couper un morceau de ce ruban. La couleur fera un peu funky dans la chambre. Mais après tout pourquoi pas.
J'avais donc pour projet de récupérer mon fil à ling
e vendredi matin. Mais un événement imprévu est arrivé. Jeudi matin, lorsque je suis allé déjeuner à 7h00, comme tous les matins, j'ai aperçu depuis le restaurant scolaire un ruban orange fluo tendu entre deux arbres. Sans aucun doute ma corde à linge qui m'attendait! Une fois le breakfast fini, je suis allé voir ce que c'était. "Aller, foulala, t'es chiant!", ah, Mathilde commence à rentrer dans la zone rouge, il va falloir que le suspens se termine.
Où en étais-je? Ah oui, je suis allé voir ce qu'était ce ruban fluo. Il s'agissait en fait d'un scotch. Impossible donc d'en faire un étendage. Mais au sol traînait un morceau de ficelle. J'ai donc tiré dessus pour voir la longueur. Main droite, main gauche, main droite, main gauche... Toujours pas de bout de ficelle?! N'ayant pas de couteau, j'ai continué à tirer dessus pendant quelques secondes pour enfin trouver la fin. Je suis alors rentré dans ma chambre avec ma ficelle, fier comme Bartaban. Il en faut parfois peu pour avoir l'impression d'avoir réussi quelque chose. Ensuite il m'a fallu près de 30mn pour arriver à complètement déméler les 25m de ficelle que j'avais récupérés. Avec cette longeur, je vais pouvoir en faire des cordes à linge! "Enfin je ne vois pas ce qu'il y a de drôle!", aïeaïeaïe, le ton monte du côté de la frangine. Attends un peu, le meilleur est pour la fin.
Vendredi matin lorsque l'on traçait notre clotoïde (un virage, enfin une courbe quoi) j'ai vu des groupe d'élève ça et là qui trafiquaient de la ficelle. Certains la pendaient aux arbres, d'autres l'utilisaient pour faire des tracés au sol... Je suis donc allé me renseigner. Ils m'ont répondu qu'ils étaient en première année d'architecture et qu'ils étaient en train de faire un projet. Alors là je me suis dit "Benoît, je crois bien que t'as fait une boulette!". A midi je suis retourné là où j'avais récupéré ma ficelle. Des étudiants étaient en train de tracer des signes cabalistiques avec de la ficelle. En gros, ils refaisaient ce que j'avais défait la veille. Je ne suis pas allé leur dire que j'étais la personne qui avait vandaliser leur oeuvre. Si ça se trouve ils auraient été capables de me lig
oter et de m'inclure dans leur projet! Mais quand même quel stroumpf je fais! D'un autre côté ils auraient pu mettre un écriteau: "students' project, do not use it as a clothes line". C'est vrai, on n'est pas censé savoir que les architectes ont des crédits pour s'amuser avec des baguettes et de la ficelle! "Hé ben ça a été long!". Désolé Mathilde je tâcherai de faire mieux la prochaine fois!
Enfin, maintenant j'ai un étendage digne de ce nom dans ma chambre. J'ai aussi une sacrée lo
ngueur de ficelle en rabe. Et puis je dois dire que mes habits suspendus devant ma fenêtre font un peu art comtemporain. La nuit, lorsque la chambre est éclairée, les T-shirts, shorts et autres font un jeu d'ombre et lumière assez intéressant. Je me demande si je ne vais pas demander à avoir moi aussi quelques crédits pour ce travail!


La topo: sans aucun doute le meilleur des TP (quand il fait beau bien entendu)



mercredi 24 septembre 2008

La saga continue

Pas de trucs dégueus style pipi, caca et toilettes aujourd'hui. Un peu de sérieux tout de même! Je suis censé être ingénieur à la fin de mes études. J'ai bien écrit "censé". L'avenir nous dira si cette ambition de l'INSA de Lyon sera accomplie. Pour le moment je suis étudiant en échange pour un an à Chicago et j'en profite pour perfectionner mon anglais, découvrir la ville, la culture américaine, mais aussi pour suivre en direct l'excellent feuilleton "Backpacks in the Commons". Que d'action de suspense et de rebondissements!
Les acteurs ne sont pas professionnels et le metteur en scène est inconnu, mais qu'est ce que c'est bien! On ne sait jamais ce qui va se passer et surtout on se demande tous comment cela va finir. Tout le monde ne parle que de ça. Vous vous ennuyez en cours et vous remarquez que votre voisin commence lui aussi à sombrer dans un état létargique, posez lui une question sur les "backpacks at the Commons" et vous aurez un sujet de discussion pour le restant de l'amphi. Vous vous retrouver aux toilettes à côté de quelqu'un d'autre (situation toujours très embarrassante, jetez juste un "it sucks what they want to do at the Commons" et le moment passé devant la pissotière deviendra tout de suite moins embarrassant... Mince, j'avais dit pas de toilette. Pardon. Prenons donc un autre exemple: vous avez repéré depuis le début du semestre une fille (ou un garçon d'ailleurs) qui vous plaît mais vous ne savez pas comment l'aborder. Attendez seulement le moment du repas et essayez un petit "so can we take our packpack with us today?" et le tour sera joué. Sincèrement, il n'y a pas aujourd'hui, sur le campus de IIT de meilleure approche que d'engager la conversation sur la politique de la Sodexo au Beurk!

Bref, en fin de semaine dernière, je vous disais que les sacs de cours s
eraient interdits à partir de lundi 22 septembre au sein du restaurant scolaire. Je me suis donc pointé lundi matin le dos vide. Mais d'autres étudiants avaient leurs sacs. En fait, le meeting de vendredi soir a permis d'obtenir de la Sodexo que l'on puisse prendre nos sac de cours avec nous à condition que l'on donne des idées pour éviter le gaspillage. Il y a donc dans tout le réfectoire des affiches sur lesquelles on peut donner nos idées. Un site internet et une adresse mail ont été mises à notre disposition pour faire avancer les choses. Ca ne rigole plus!
Mais là où tout le monde reste perplexe, c'est lorque la Sodexo affirme que l'interdiction des sacs dans le restaurant scolaire à pour but de réduire le gaspillage... Je crois que personne ne comprend vraiment le raisonnement qui est tenu. Si vous pouviez nous éclairer là-dessus, laisser un commentaire, nous (les 3000 élèves de IIT) vous en serions très reconnaissants.

De mon point de vue, l'objectif de la nouvelle politique de la Sodexo est de gagner de l'argent, tout simplement. Si nous ne pouvons pas prendre nos sacs, cela signifie que nous ne pouvons pas emporter de nourriture. Mais je n'ai encore jamais vu personne mettre dans son sac un tupperwear plein de nourriture. Emporter une orange ou trois cookies, ne va pas ruiner la Sodexo, non?

Les arguments de la responsable de la nourriture à IIT (Wendy Surak) ne sont d'ailleurs pas très clairs. Je vous mets en ligne l'article rédigé par cette Wendy et publié dans le denrier TechNews, le journal de l'école pour que vous puissiez en juger par vous même.

Pour résumer rapidement pour ceux qui ont quelques problèmes avec la langue de Shakespeare (les autres, cela ne vous dispensent pas de lire l'article;-) la manager général dit que que son but de proposer la meilleure nourritur
e possible sans que cela ruine l'université, qu'ils veulent contrôler la quantité de nourriture qui sort des Commons, qu'il ne faut pas gaspiller et que donc il ne faut pas que l'on prenne de nourriture dans nos sacs... Apparemment il vaut mieux tout jeter. A moins qu'ils aient employé des gens pour finir les plateaux. Ca expliquerait pourquoi il y a quelques gros, voire très gros... Et même pire sur le campus. Mais je doute de cela.
Pour finir, vu qu'elle écrit pour un journal destiné à des élèves ingénieurs, elle met quelques chiffres (il faut toujours donner des chiffres!). Mais je pense qu'elle aurait du s'abstenir. L'article ressemble à un feu d'artifice. En le lisant on se dit: Whoua, marrant... Houhou, jolie bêtise... Excellent mensonge... Superbe connerie... Quell
e inventivité... Et puis la fin de l'article est comme la fin d'un bon feu d'artifice. C'est le bouquet final.
Je traduis: "Nous avons dépensés les sommes suivantes pour remplacer les objet perdus ou jetés:

$186.25 on forks (fourchettes), là j'y suis pour rien
$591.25 on knives (couteaux), toujours pas de ma faute
$135.00 on spoons (cuillères), c'est vrai qu'après seulement un mois à IIT j'en ai une
$756 on cups (tasses), là aussi je dois avouer que j'ai la mienne:-)
...
$956.87 on oranges (oranges, le fruit, oui, oui), là j'ai participé
$3515.23 on pastries (pâtisseries), là j'ai beaucoup participé
$$798.85 on apples (pommes)"
La liste ne s'arrête pas là mais je pense que c'est assez pour montrer la bêtise de cet article. Et puis en plus j'ai la flemme de recopier le reste. Non mais sincèrement, c'est pas débile d'écrire ça?! Ils ont dû dépenser de l'argent pour remplacer des oranges, des pommes et des pâtisseries!! C'est pas possible, ils veulent nous faire mourir de rire! Enfin, peut-être que pour les Américains, les oranges, pommes et pâtisseries sont là seulement pour décorer. Cela expliquerait pourquoi il n'y a jamais personne autour des ces présentoires.

En attendant, pour nous permettre d'emporter du soda, de l'eau ou du café, nous avons tous eu droit à un "mug". Par contre, comme vous pourrez le lire sur l'affiche, il est interdit d'emporter du jus ou du lait. Pourquoi? Peut-être parce que ce sont les boissons les plus chères. Personnellement, je ne bois pas de soda et pas de café et pour ce qui est de l'eau j'ai ma petite bouteille perso. Je remplis donc mon "mug" de... cookies! C'est juste le diamètre. On dirait que c'est fait exprès! Après je sors en marchant tout doucement, en tenant mon pot bien droit et des deux mains, comme s'il contenait du liquide et personne ne me dit rien. Merci bien pour ce t
upperwear la Sodexo!

PS: par contre je vous demanderai de ne pas trop ébruiter la technique parce que sinon ils sont capables de changer le diamètre des cookies et il faudra que je trouve autre chose.


L'affiche et l'article. Régalez-vous, c'est mieux qu'un sketch!

lundi 22 septembre 2008

De l'utilité des pissotières aux States


Ceux qui ont suivi Direction Soleil Levant se souviennent sans doute que les abris-bus constituent un sujet de photographie récurrent pour le cyclotouriste. L'utilité de ces constructions est la même dans tous les pays. Et pourtant leur forme, leur taille et leur "équipement" diffèrent d'une contrée à l'autre.
Les abris-bus américains ressemblent beaucoup aux français. Ils portent
la très célèbre signature J-C Decaux... Je ne tergiverserai donc pas sur les abris bus.
Il y a autre chose qui devrait être identique de partout. Il s'agit d'un lieu extrêmement important. Un endroi
t où j'ai d'ailleurs pu lire une fois en France: "Dans ces cours solitaires/Où tu viens pour chier/La bouche doit se taire/Et le cul doit parler". Ce court texte n'était pas signé. C'est bien dommage parce que j'aurai été enchanté de rencontrer l'auteur de ces vers pleins de poésie. Vous l'aurez compris, je veux parler des toilettes.
Même si la taille, la consistance (gelée, caramel mou ou nougat? hihihi) ou la couleur (chocolat noir, au lai
t ou blanc?, oui parce que gelée bleu, rouge ou rose, ça le fait pas trop) diffère, tout le monde a une paire de fesse, et tout le monde éprouve la nécessité de la poser pour faire ses besoins. Je n'ai pas encore trouver de véritables fans des toilettes "à la turque". Il n'y a d'ailleurs pas de groupe Facebook (fesse book pour les intimes) "Ceux qui veulent des toilettes à la turque de partout". Il semblerait donc que la forme des toilettes puisse être la même de partout à travers le monde. Hé bien il n'en est rien.
Dans le chiotte français, les parois (je ne sais pas comment appeler ça) plongent assez verticalement et l'eau se trouve à quelques 30cm de la cuvette. L'inconvénient de cette configuration est qu'en cas de caca expéditif, vous vous retrouvez avec le derrière trempé, ce qui n'est pas très agréable... Le point positif, c'est que lorsque vous êtes un monsieur et que vous savez viser (pour ceu
x qui ont du mal, il y a l'ophtalmo) vous pouvez faire pipi debout sans éclabousser sur la cuvette.
Le chiotte allemand est différent. L'eau se trouve dans un trou pr
ofond très en avant alors qu'un replat se situe à environ 20cm de la selle. Point positif de ce système, vous n'avez dans aucun cas le derrière mouillé à cause des éclaboussures. De plus, vous pouvez contempler votre oeuvre une fois le travail effectué. Par contre, dans le cas d'une très très grosse commission, la fin de votre crotte pourrait vous chatouiller les fesses, ce qui est moyen. J'espère que les ingénieurs en charge du design de ces toilettes ont envisagé le pire lors de leurs calculs afin que cela ne se produise pas. En terme de pipi debout pour les messieurs, il faut bien viser le trou. Pour ceux qui ont déjà du mal avec les toilettes françaises, ce n'est même pas la peine d'essayer.
Mais venons en aux toilettes américaines. Ah, les toilettes américaines... Ici, l'eau se trouve à environ 8cm de la cuvette. Aucun risque donc de se faire éclabousser les fesses. A moins de vraiment mett
re beaucoup de pression. Mais là il faut des abdos de feu. Pas d'inquiétude non plus pour ce qui est de se faire carresser le derrière par notre crotte. Mais hors de question de faire pipi debout! Tout le monde a sauté à pieds joints dans les flaques d'eau étant petit? Et bien faire pipi debout dans un chiotte américain produit le même effet! Heureusement, il y a toujours des pissotières. Mais il y en a dans mon couloir qui ne semblent pas gênés par le fait que les cuvettes des toilettes soient inondées d'urine après leur passage et continuent à faire pipi debout. C'est pourquoi j'aimerai qu'un article soit rédigé dans le règlement interne du MSV, le Mac Cormick Village Student, la résidence dans laquelle je suis.
J'aimerais pour finir vous raconter ce qui m'est arrivé en prenant la photo qui accompagne ce texte.
Il a fallu que je me rende aux toilettes avec mon appareil photo. J'étais bien content de ne croiser personne. En arrivant, tout était calme, pas un bruit. Pensant être seul, je me suis dit que j'allais me prendre en photo de dos, en train de faire mon petit pipi. Me voilà donc en train de positionner l'appareil. Je mets en marche le retardateur et je vais faire ce que j'ai à faire. Et puis tout s'est passé très vite. J'ai entendu la chasse d'eau se tirer, la porte du toilette s'ouvrir, quelqu'un est sorti et juste à ce moment là (j'au
rai voulu le faire exprès, j'aurai pas réussi) l'appareil déclenche avec un gros flash. Je me retourne et je vois le gars qui regarde l'appareil stupéfait. Je me retourne immédiatement sans pouvoir m'empêcher d'éclater de rire. Je retourne à nouveau, toujours aussi hilare. Le gars est en train de se laver les mains en me fusillant du regard. Je parviens tout juste à articuler un "I am sorry man, it was not for you". Le type me répond "you're really weird dude" et sort. Je reste donc seul avec ma photo et mon fou rire. Le mieux serait de ne plus recroiser ce gars. Le problème est qu'il habite dans mon couloir. Donc évidemment cela va se produire. Il faudra que j'arrive à ne pas rire.
Bon, sur ce, je vais aller me coucher. Ca m'évitera de raconter et/ou de faire encore des bêtises. Mais l
e coup de la photo en sortant des toilettes, je trouve ça tellement énorme que j'en ris encore tout seul devant mon ordi!

Toilette américain: modèle eau peu profonde;-)


WC allemand: modèle fesses au sec WC français: modèle rafraichissement fessier



samedi 20 septembre 2008

C'est moi qui l'a fait, c'est pas la carte postale

Les fans de Bénabar auront reconnu l'entête de cet article, extrait du titre Les épices du souk du Caire. Il s'agit d'une chanson dans laquelle Bénabar analyse en quelque sorte notre comportement vis à vis de la photographie. La conclusion en est que nous faisons tous les mêmes photos. Nous pourrions nous contenter de la photo prise par quelqu'un d'autre, ou alors de la carte postale. Mais non. Il faut que ce soit nous qui prenions la photo.
Si je vous raconte tout ça c'est parce qu'aujourd'hui je suis retour
né au Bean et j'ai pris la photo que tout le monde prend: celle du reflet de l'immense structure. Cependant, je pense que ma photo est différente de celle de beaucoup de personnes. Pourquoi? Parce que je suis tout seul devant le haricot. Et ça, peu de personnes peuvent se vanter de l'avoir réussi. Il faut dire que le Bean est une star. Comme toutes les stars il a ses gardes du corps (les gardiens du parc) et est protégé par des barrières (le Millenium Park, le parc où est le Bean est fermé la nuit) Durant la journée, nombre de touristes entourent cette oeuvre d'art et se font prendre en photo devant. Comme une star de cinéma. Vous vous souvenez sûrement des photos que j'avais postées il y a quelques semaines.
Certaines radios proposent des jeux permettant au gagnant de rencontrer certaines acteurs ou chanteurs célèbres. Mais personne n'a encore eu l'idée de faire cela pour le Bean. Moralité, la façon de se retrouver en tête à tête avec la structure métallique est de se lever tôt. C'est ce que j'ai fait. Mais quitte à se lever à 6h00 du matin, j'avais décidé d'aller voir le lever de soleil sur le lac Michigan. J'ai donc pris le train pour le Downtown à 6h15 un samedi matin. La personne en garde de la porte du bâtiment a dû me prendre pour un fou en me voyant passer en courant si tôt. Le Bean est une star qui attend. Vous pouvez arriver quand vous voulez, il sera toujours là. Po
ur ce qui est du sunset, c'est plus délicat. Et en plus ça change tous les jours! Aujourd'hui, je m'étais renseigné (j'avais appelé Madame Soleil;-). Le rendez-vous était à 6h36 exact. Comme le train a pris un peu de retard à cause de travaux sur les voies, il a fallu courir pour ne pas rater l'arrivée de l'astre solaire. Là encore je pense que les gens qui m'ont vu passer ont dû penser que je n'étais pas tranquille. Des gens faisant leur jogging sur les rives du lac de bonne heures il y en a. Mais des étudiants courant appareil photo à la main, sac sur le dos, la marque de l'oreiller sur la figure et un épis permettant de capter la télévision câblée, il n'y en a pas des masses. Il y en a qu'un seul: c'est moi!
Mais j'ai été récompensé de ces efforts étant donné que je suis arrivé à 6h34. Juste le temps de m'asseoir pour assister à ce qui est pour moi un des plus beau spectacles naturels que l'on puisse avoir. Je préfère le lever du soleil que le coucher parce qu'il demande un effort. Pour assister à l'apparition du Râ égiptien il faut se lever alors qu'il suffit d'attendre sa disparition. De plus, lorsque le soleil part les températures chutent et il faut mettre une veste. Au contraire, lorsque le soleil sort, l'atmosphère devient agréable. On peut "tomber" la veste et se laisser caresser par les doux rayons de notre étoile. Enfin, le coucher de soleil annonce la fin de la journée. Il faut se dépêcher de faire tout ce que l'on a pas fait. Le lever de soleil représente quant à lui le début de la journée et donc beaucoup de temps devant soi. On peut prendre sont temps pour faire les choses. Ceci dit, j'aime aussi les couchers de soleil et je peux vous certifier que vous aurez droit à un article (voire plus) là-dessus durant mon séjour aux Etats-Unis.
Donc après ce premier rendez-vous de la journée et un certain nombres de photos je me suis dirigé vers Millenium Park pour rencontrer le Bean. Il était 7h. Quelle déception en arrivant sur le lieu du rendez-vous! Rassurez-vous le haricot était toujours là. Mais il y avait aussi un groupe de 4 personnes. Moi qui voulait être seul. Raté et rageant. Le groupe s'est petit à petit agrandi et puis ils sont partis pour une visite guidée de Chicago. Je me suis donc retrouvé seul avec le haricot. Mission accomplie!! Cela n'a pas duré longtemps. Juste assez pour prendre deux ou trois photos. Mais cela était suffisant pour remplir mon "challenge". Il va maintenant falloir que je trouve autre chose. Si vous avez une idée (autre que "se prendre en photo tout nu devant le Bean au mois de février"), n'hésitez pas à m'en faire part.
Mais trêve de plaisanterie et cultivons nous un peu. Ce que nous appelons vulgairement le Bean est en fait une oeuvre d'art prénommée Cloud Gate. Son nom vient du fait que 3/4 de sa surface reflète le ciel (je ne suis pas convaincu par ce chiffre, mais c'est celui donné officiellement). Elle est l'oeuvre du sculteur anglais Anish KAPOOR et date de 2005, ce qui est "old" comme me l'a affirmé un Américain ce matin. "In the US, four years is old!". Ah bon. Le Bean tire sa forme et sa couleur d'une goutte de mercure. Ce qui est bizarre c'est qu'il n'y a pas de soudures. Comment ont-ils réalisé cette structure? Il s'agit e
n fait d'une armature d'acier sur laquelle ont été soudés des panneaux d'acier inoxidable. Tout cela a ensuite été poli durant des heures pour donner le résultat que tous les visiteurs de Millenium Park peuvent admirer. Pour l'avoir vu de près, je peux vous confirmer que l'on dirait vraiment une goutte de mercure. Aucune soudure n'est visible. Pour finir avec quelques chiffres (ben oui, je fais des études scientifiques et il faut des chiffres sinon "c'est pas bon"). Could Gate c'est 10m de haut, 20m de long et 13m de large pour un poids de 110 tonnes (catégorie poids lourd, sans aucun doute) et un prix final de 23 millions de dollars. Ca fait quand même cher le miroir déformable!
Les politiques ont bien essayer de rendre la visite du Bean payante (on les retrouve bien là!), mais ils ont dû abandonner ce projet.
Voilà pour les nouvelles du jour. Sinon, je rajouterais que les Chicagoiens (on va dire ça comme ça) prépare l'hiver. Depuis quelques jours, des camions répandaient un espèce de revêtement sur les parking d
u campus. On aurait dit qu'ils refaisaient l'enrobé. Le truc c'est qu'ils n'enlevaient pas l'ancien. Ils ne faisaient que répandre un liquide noir, puant et qui fond au soleil. Je me suis renseigné auprès des ouvriers pour savoir ce qu'il en était. Il s'agit en fait d'une couche protectrice pour le revêtement. La fine couche répandue en surface permet de combler les fissures présentes sur les parkings et protège le revêtement de la glace et des sels de déverglaçage. Cet entretien est annuel alors que le revêtement des parkings est refait tous les 5 à 6 ans. Pour ce qui est des routes, c'est tous les deux ans. Mais avec le réchauffement climatique, ces fréquences pourraient peut-être s'allonger.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Je vais aller imiter le soleil parce que je suis fatigué. Je me suis levé avant lui et il s'est couché bien avant moi. C'est pas juste. Demain je me lève après lui!



Et vous pouvez regarder dans le reflet: je suis tout seul!!



La couleur sans l'odeur: profitez-en!

Sunrise September, 20




mercredi 17 septembre 2008

Ils sont vraiment, ils sont vraiment...


Ils sont vraiment phénoménaux lalalalalalalala! Ah oui, je peux vous le dire, les Américains sont vraiment surprenant. La dernière surprise en date figure sur la photographie ci-dessus. Il s'agit d'une affiche placardée de partout sur le campus et interdisant les sacs de cours aux "Commons", les restaurants scolaires de IIT. La raison de cette nouvelle policy? Les élèves emportent trop de nourriture dans leur sac, ce qui fait perdre de l'argent à l'unviersité. Il faut dire que les "meal plans" sont très expensive. Alors vu que tout est à volonté et en libre service il est beaucoup plus rentable de faire quelques provisions. Un sandwich et des cookies pour le soir, une pâtisserie et un thé pour le petit déjeuner, on met tout cela dans un tupperwear préalablement (et légalement) acquis et le tour est joué. On a plus qu'à se souhaiter bon appétit au moment venu et à remercier la Sodexo pour ce repas "for free"! Mais la Sodexo a sonné la fin de cette époque. Mais je devrais plutôt dire a décidé de sonner la fin de cette époque parce que la tâche ne s'annonca pas aussi facile que ça. Les étudiants se sont en effet mobilisés autour d'un groupe sur Facebook, IIT students adgainst new backpack policy, (je ne sais pas si les dirigeants de la Sodexo ont un compte facebook, mais en tout cas je trouve ça marrant) et puis ce soir a lieu un "meeting" à 21h30 en présence des élèves, des employés de Sodexo, de responsables de IIT et de pleins d'autres gens pour parler de cette interdiction de sac.
Personnellement je ne soutiens pas du tout la nouvelles politique des sacs. La première raison est que je considère l'interdiction d'un lieu public comme une punition. Or mon sac de cours est un fidèle et loyal compagnon sur lequel je peux toujours compter. Il me rend de grands services et je ne vois pas pourquoi est-ce qu'il devrait rester à la porte alors que je vais manger. La seconde raison est que je ne veux pas le perdre. Il est certain que mon très cher sac pourrait se faire plein de copains à la "garderie des sacs". Mais il pourrait aussi faire de mauvaises rencontres, ou alors se faire enlever. Et alors là je serais très mécontent. Enfin, je veux pouvoir embarquer de la nourriture lorsque j'en ai besoin parce que mes 22 ans d'expérience m'ont convaincu d'une chose: on ne peut compter que sur soi-même. La preuve en a été faite pas plus tard que ce soir. Le mercredi, comme le lundi d'ailleurs, je finis les cours à 20h35 (oui, oui, vous pouvez me plaindre). Or le Beurk Américain ferme à 19h00. Pas besoin d'avoir fait l'école des Mines pour comprendre que je ne peux pas être à l'heure pour le repas.
Pour les étudiants dans mon cas, des paniers repas sont mis à disposition. Vous badgez (pour débiter un repas), on vous donne un ticket et vous pouvez retirer votre festin jsuqu'à 22h00. Mais le sandwich est bourré de ketchup, mayonnaise et autre sauces dégoûtantes. J'avais donc pris l'habitude de me faire faire (c'est pas une faute de frappe, il y a un stand sandwich à l'intérieur du Beurk) mon petit sandwich à midi et de le mettre dans mon sac pour le soir. Avec quelques cookies et un fruit, cela me faisait mon repas. Mais aujourd'hui, pour m'habituer à la future restriction et pour rester dans la légalité, j'ai décidé de prendre le panier repas. On m'a donné mon petit ticket et en sortant de cours, le ventre creux et les crocs à l'air (comme un lion qui part en chasse) je suis allé chercher ma boîte.
Il arrive que le lion ne trouve rien à se mettre sous la dent. C'est normal, la savane est grande et les gazelles courent vite. Mais dans mon cas, le sandwich ne peut pas partir en courant et je sais exactement ou je dois aller. Le problème c'est qu'en arrivant, la personne m'a dit que la Sodexo n'avait pas apporté de repas ce soir et que les seuls repas restants étaient destinés aux étudiants faisant le ramadan. J'ai donc rejoint ma tanière la tête basse (le lion, lui, repart avec la queue entre les jambes, mais j'avais peur que certaines personnes interprêtent cela de façon pas très catholique). Heureusement, il me restait un paquet de chips, du pain de mie, un bagels, du miel, du beurre de cacahuète et du "cream cheese" que j'avais récupéré aux Commons précédemment. Je n'ai donc pas été obligé de faire ramadan ce soir.
Enfin, tout cela pour vous dire que je ne suis pas prêt d'arrêter de prendre de la nourriture au Beurk. On ne peut plus prendre les sacs à doc? qu'à cela ne tienne, je mettrai cela sous ma veste. L'hiver est paraît-il froid ici, on a besoin de gros manteaux. Mais je vais tout de même me méfier parce que s'ils se rendent compte de cette nouvelle stratégie ils vont nous demander de venir manger tout nu. Et alors là, pendant l'hiver, on va pas rigoler!


lundi 15 septembre 2008

I get it


Wahouuu!!! I get it! Finally. "It" c'est le livre de mathématiques que j'avais commandé pour la première fois le 16 août dernierier (il y a donc un mois) et que je viens de récupérer au "post office" du campus. Celui-là je l'ai commandé jeudi dernier. Il vient de Taïwan. En 4 jours et 70 dollars il a traversé la Terre. Ici ce n'est pas comme en France. Pas de prêt de livre, pas de poly. Vous devez acheter les livres. Evidemment il y en a qui servent et il y en a qui ne servent pas. Mais comme vous ne savez pas toujours ce que le prof va faire avec le bouquin, vous êtes obligé de l'acheter.
Un livre neuf coûte entre 150 et 500 dollars (pour les codes officiels du style National American Code of Foundations). Pour aider les étudiants, un bookstore est présent sur le campus. Géré par des élèves, sont but est de proposer des livres d'occasion, donc moins chers. Mais dans les faits le bookstore fait des bénéfices sur le dos des étudiants. Comme cela ils achètent les livres sur internet aux environs de 70 dollars et les revendent aux étudiants 110 dollars! En plus de ça, si à la fin du semestre vous voulez vous débarresser de vos livres (j'ai essayé, comme livre de chevet c'est vraiment pas terrible), le bookstore vous les reprend 50 dollars.
Bref, pour pouvoir faire des économies, j'ai commandé tous mes livres sur internet. Tout s'est bien passé pour trois d'entre eux mais pour le dernier, quel calvaire! Après quatre achats infructueux pour cause de disfonctionnem
ent, de rupture de stock et autre, la commande a été annulée. Heureusement, j'ai toujours été remboursé de mes frais. S'il faut absolument positiver, je dois dire que c'est le point que je retiendrais. Mais tout de même, un mois pour obtenir un livre!
Comme vous pourrez le remarquer sur la photo, la chambre est un peu "messy". Pour ce qui est de mon coloc, je ne sais pas quelles sont ses habitudes. Personnellement je suis un peu maniaque... Oui, bon, très maniaque... Même plus que ça?? Disons que j'ai mes petites habitudes et que j'aime bien que les choses soient à leur place. C'est tellement plus facile plutôt
que de partir en mission recherche pour savoir où est la seconde chaussette. Pourtant mon territoire, à droite sur la photo, est aussi en désordre. Je vais vous expliquer pourquoi. J'ai une chambre aux Etats-Unis (plus grande puissance mondiale), à Chicago (grande et moderne ville), à l'Illinois Institute of Technology (université réputée), au XXIème siècle (le siècle le plus récent;-). Il semblerait donc que le standing des logements soit proportionnel à tout cela. Il est en fait inversement proportionnel. Il y a des fuites de partout dans les plafonds, et les chambres sont particulièrement humides. Moralité, nous sommes lundi soir et le pantalon mouillé de samedi n'est toujours pas sec, de même que les chaussures et le parapluie qui l'accompagnaient.
En fait je crois que tout cela vient encore du fait qu'ici tout est histoire de dollar. L'éducation est un business. Il faut faire des sous. Un moyen facile pour cela est de fixer des prix très excessifs et de limiter au minimum les réparations. Une université est en fait une entreprise qui fabrique des produits appelés "étudiants" durant le processus de fabrication et "ingénieurs" à leur sortie.
Bon, je crois que je vais arrêter de critiquer parce que si un agent du FBI tombe sur mon blog je vais me retrouver directement dans l'avion en direction de Marseille. ce serait bien dommage.
Mais, Monsieur l'agent du FBI, si jamais vous tombez sur cet article, pourriez-vous s'il vous plaît soumettre cette proposition à votre gouvernement? Que penseriez-vous de changer le "In God we trust" qui figure sur les billets de banque par un "America bless Business"? Thank you for your help!



La grande salle commune un jour de pluie

dimanche 14 septembre 2008

Un mois déjà


Le 13 août je décollais de Marseille pour arriver à Chicago vers 11h15 heure locale. Je me réveillais donc aux States pour la première fois le 14. Aujourd'hui nous sommes le 14 septembre et par conséquent cela fait tout juste un mois que je suis chez les Ricains. Il est donc temps de faire un petit bilan de ce que j'ai fait et ce qui reste à faire, ce qui est bien et ce qui ne l'est pas...
Commençons par un aspect très important pour un Marseillais: la météo. Je dois avouer que le temps a été parfait durant ces premières semaines. Bien que humide et frais durant quelques jours, le soleil a toujours répondu présent, permettant de visiter la ville dans d'excellentes conditions. Mais depuis mercredi dernier il pleut et
il fait lourd (près de 25°C). Il paraît que ce type de climat tropical n'est pas habituel à Chicago et que ce sont en fait les restes de "Hurricane Hike", la tornade qui s'est abattue sur Cuba et sur la côte sud des US. Résultat à "échelle IIT"? Hé bien tout est humide, à l'extérieur comme à l'intérieur. Les draps et les vêtements sont humides, ce qui n'est pas très agréable. Les feuilles et les livres sont humides, ce qui les fait gondoler, ce qui n'est pas terrible... Et moi je suis toujours malade, ce qui est vraiment embêtant pour ne pas employer un mot plus vulgaire. Il paraît que je suis le seul à penser ça mais: "Vivement qu'il fasse froid!"
Examinons maintenant le côté administratif. Pour ce qui est du logement, de l'assurance et de la cantine, je suis en règle. Po
ur ce qui est du VISA et de ces choses là, je suis en règle. En terme de cours, je suis en règle... Mais pas pour l'INSA! J'ai en effet reçu il y a deux jours un mail pour me dire que je devrais changer certains cours. Durant toute l'année dernière le responsable des relations internationales a été absent, sa devise étant "Help yourselves". En arrivant à Chicago, j'ai rencontré mon tuteur et nous avons établi ensemble un programme scolaire, conformément à ce qui m'avait été demandé par l'INSA. J'ai immédiatement transmis ce programme à l'INSA pour confirmation. Mais ces messieurs, dames étaient en vacances et n'ont pas lu leurs mails (ils sont pourtant payés pour s'occuper des élèves qui partent en échange!). Bref, voilà qu'après 3 semaines de cours ils me demandent de changer mes cours, ce qui est impossible. On verra ce que cela donnera au second semestre. J'aimerais seulement avertir ceux qui envisagent un départ à l'étranger: accrochez-vous bien, c'est pas facile et l'INSA ne vous facilitera pas la tache, bien au contraire!!
Revenons à présent sur le campus américain. Après un mois de cours, je dois dire que je comprends "almost everything". Il y a bien sûr des expressions et du vacabulaire qui me fait défaut, mais dans l'ensemble je peux suivre les cours et prendre des notes. L'essentiel est donc là.
En terme de volley, il y en a qui attendent impatiemment cet épisode, pas grand chose de nouveau. Il y avait des "try outs" (sélections) mercredi et jeudi dernier. Vu mon état, je n'ai pas pu y aller. J'ai donc obtenu une dérogation. Je dois aller aux entraînements la semaine prochaine. Je ne sais toujours pas quel jour et à quelle heure mais surtout je ne sais pas si je serai capable de jouer. Je suis toujours malade. La gorge me brule et j'ai le nez plein. Je garde l'écharpe toute la journée... Espérons que cela passera rapidement! Le problème c'est que la météo n'arrange pas les choses. Un Marseillais a besoin d'un temps sec. Le retour du soleil est prévu ici dans la journée de mardi. La grande forme suivra sans aucun doute.

Sinon pour cette journée pluvieuse de dimanche, rien de spécial en prévision. Surement une petite visite à la "Library" pour réviser l'interro d'hydraulique de mercredi. La bibliothèque est ouverte de midi à minuit... En fait, on peut passer sa vie entre la cafét et la bibliothèque!
Aller, il est temps d'aller de se mettre au travail. Bonne fin de dimanche pour les Européens... Et bonne journée pour les Américains!





mercredi 10 septembre 2008

Je suis malade


Cela ne fait pas encore un mois que je suis arrivé aux States mais je crois que j'ai déjà choppé la crève. Il faut dire que le temps s'y prête. Il fait tout juste plus de 10°C le matin puis si le soleil sort les températures montent jusque 22°C dans l'après-midi avant de redescendre le soir.

En personne prudente, je me couvre le matin et le soir. J'ai même sorti mon blouson. Je crois d'ailleurs que je passe un peu pour un fou. "Il sort son manteau maintenant lui?! Comment il va faire lorsqu'il fera -20°C?" Ben je mettrais un manteau plus gros, banane!

Le gros problème c'est que tout le monde ne prend pas autant de précautions. Les étudiants se trimbalent donc du matin au soir en T-Shirt. Évidemment ils doivent se peler le matin et se geler le soir, mais aux alentours de midi c'est tout bon pour eux.

Très peu d'Américains utilisent le parapluie. Il faudrait qu'ils viennent suivre des cours d'anglais en 6ème en France. Ils apprendraient avec nous "Where is Bryan? Bryan is in the kitchen. It is raining today. Where is my umbrella?"... Mais apparemment, "umbrella" ne fait pas partie de leur vocabulaire et des objets qu'ils possèdent dans leur chambre. Lundi il a plu toute la journée. Eh bien il y a eu des gars en T-Shirt qui ont été trempés toute la journée. Mouillé avec une température extérieure de 10°C et une température intérieure de 15°C grâce à la clim, il n'y a pas de meilleur plan pour attraper le rhume. Je le sais, j'ai lu Le Petit Spirou quand j'étais plus petit! Dans la BD la doctoresse est super mignonne, alors c'est cool d'être malade. Mais ici l'infirmière est plutôt forte et les soins plutôt couteux. En plus les profs font l'appel. Il n'y a donc aucun intérêt à être malade. Mais apparemment cela ne les dérangent pas de renifler, éternuer, et avoir mal à la gorge. Les cours se sont donc transformés depuis le début de la semaine en véritable concours. Celui qui éternuera le plus fort, celui qui reniflera le plus en deux heures... Personnellement je concours dans la catégorie "celui qui se protège mais qui attrapera quand même la crève" et j'ai l'honneur de vous affirmer ce soir que j'ai gagné! J'ai l'angine américaine.

Pour le moment rien de bien différent avec une angine française. Je suis un peu déçu. J'espère que la suite sera plus "exotique". Comme je ne peux rien avaler (au sens propre comme au figuré, je bois un maximum d'eau bouillante dans laquelle je mets du jus de citron et du miel (remède de grand-mère!) et puis j'ai sorti mon écharpe et mon bonnet. Je ne pourrais pas vous décrire la tête de mon coloc lorsqu'il est rentré et qu'il m'a trouvé comme vous pouvez me voir sur la photo. J'aurai dû filmer ça!

Voilà pour les nouvelles du jour. J'espère que la nuit sera retapante. De toute façon, j'ai bien réfléchi, si demain je ne peux toujours rien avaler, je peux toujours manger du "jellyfish desert". Ca au moins ça descend tout seul! Mais j'espère ne pas être obligé d'en arriver là!

PS: aucun commentaire sur la photo je vous prie ou alors je vais me fâcher tout rouge! ;-)


samedi 6 septembre 2008

Red Bull event and zoo


Le tournoi féminin s'est poursuivi aujourd'hui, nous privant de gymnase. Faute de volley, on a du faire nos homeworks... Et on a pris le temps d'aller faire un tour à North Beach histoire de profiter des quelques éclaircies.
Le fonctionnement de l'université américaine est complètement différent de ce que l'on peut connaître en France. Je dirais que c'est plus proche du CP que d'une deuxième année de cycle ingénieur! Nous avons des devoirs à faire d'un cours à l'autre et ces travaux sont ramassés pour être notés. Ce travail à la maison personnel compte pour près de 10% de la note fi
nale. Il doit donc être fait avec soin. Ensuite nous avons une interro par mois, pour une participation de 60% de la note finale. Enfin, les TP et l'examen final comptent pour 30%. Impossible donc de se la couler douce pendant tout un semestre avant de bosser comme un fou deux semaines avant les partielles. Certains diront que c'est mieux en France. Personnellement je dois dire que j'aime bien le système américain... On verra si je dis la même chose en fin d'année!
Après avoir passé la matinée sur des problèmes de mécanique des sols et d'hydraulique, l'après-midi a été plus cool et plus américaine. Sur la plage de North Beach se déroulait le Red Bull Flugtag, une animation typiquement américaine à laquelle nous avons décidé, avec Nicolas, d'aller assister. Nicolas est un Insalien de Strasbourg (pour ceux qui n'ont pas tout suivi... Y en a-t-il dans la salle?).
Une immense rampe de lancement avait été montée au-dessus du lac Michigan et des écrans géants avaient été placés tout au long de la plage. Des équipes se présentaient avec une machine de leur fabrication. Un teamate montait sur l'engin et les autres le poussait dans l'eau, le but étant d'aller le plus loin possible. Les VPH (Véhicule à Propulsion Humaine) étaient tellement lourds qu'ils tombaient lamentablement dans l'eau... Pour le plus grand plaisir des milliers d'Américains, qui étaient avachis dans leur siège en siroptant leur soda devant les écrans géants... Activité on ne peut plus débile. Enfin, ça vaut vraiment le coup d'œil!
Les festivités se sont ter
minées juste à notre arrivée. Mais les gens restaient, le but étant d'attirer l'attention des caméras pour passer sur les écrans... Passionnant. Je dois dire que j'ai préféré les 15 minutes passées sur la jetée au nord de la plage, à contempler la skyline. Je ne sais pas si je me lasserai de cette vue!
Dans un but de découverte, nous sommes remontés un peu plus au nord et nous avons atterri dans un pub ou se produisait un groupe de jazz... Vraiment pas mal. Et puis nous sommes tombés dans un espèce de jardin chinois tellement calme et vert que l'on ne croyait plus être à Chicago. Mais notre plus grande découverte a été au fond de ce parc... Une petite porte tourniquet... On entre... Et nous voilà dans le zoo de Chicago! Des ours polaires, des ours bruns, des phoques, des
cigognes... Il faudra y retourner! De l'autre côté du zoo, le Lincoln Park et ses superbes fleurs.
Sur le chemin de la Orange Line, nous avons traversé un quartier pour le moins huppé: belles maisons, belles voitures... Et restaurant Français. Attention les prix!
Sinon je rajoute une petite vidéo de la jelly. Je trouve ça tellement amusant et dégoûtant à la fois. qui a dit que j'étais un gamin?! Oui j'aime la plage, le zoo et faire vibrer la table sur laquelle est le "jellyfish desert". Et alors?
En attendant mes prochaines découvertes. Take care!



Deux Français à Lincoln Park


Le repos du roi des animaux

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vendredi 5 septembre 2008

C'est le week end


C'est le week-end. Et pour fêter ça, un petit post sur votre blog préféré ne sera pas de trop. Rien de particulier à signaler cette semaine sinon que les températures sont drôlement tombées. Mercredi c'était l'été: soleil brûlant, chaleur lourde et humide. On se languissait presque l'hiver. Dans la nuit de mercredi à jeudi il a plu et au réveil et bien il faisait pas chaud. Après il a plu convenablement toute la journée si bien que ce matin il faisait 13°C. Autant dire très froid pour un Marseillais. Le pire dans tout ça c'est qu'ils n'ont pas baissé la clim dans les bâtiments. Déjà que l'on se pelait avant, maintenant c'est terrible. Il faut un haut de survêtement pour dehors et un anorak pour dedans. Débile.
Ah oui, j'allais oublier La découverte de la semaine: la gelée phosphorescente. On avait eu droit jusqu'à présent à toute sorte de nourriture lourde, grasse et pas très bonne. Mais de la comme ça, jamais!
C'est un truc un peu bizarre. Ce sont de petits cubes gluants. Comme si ils avaient découpé une méduse en petits morceaux et qu'ils avaient foutu ça dans un bol en guise de dessert. Mais comme vous avez pu le constater sur la photo d'en tête, cette chose étrange n'a pas la couleur de méduse! La jelly de la photo est bleue (pour les supporters marseillais) mais vous pouvez en avoir de la rose ou de la orange. Il doit sûrement exister d'autres teintes mais nous n'y avons pas encore eu droit.
En terme de goût c'est tout simplement dégoûtant: un concentré de sucre. Et puis la consistance est vraiment infâme. A trois Français nous n'avons pas réussi à manger la petite portion. Une énigme reste pourtant toujours à résoudre: devient-on phosphorescent après avoir ingérer ce truc? Je ne pense pas que j'aurai le courage de retoucher à ce dessert, mais si quelqu'un est volontaire, je peux faire l'effort de ne pas dormir la nuit pour voir!
Oh oui, dernière chose avant d'aller se coucher: aujourd'hui et jusqu'à demain soir a lieu le tournoi de volley de IIT. C'est un tournoi exclusivement féminin et ça joue vraiment pas mal. Par contre les Américains ont un échauffement et des règles bien à eux. Dans le style, les équipes s'échauffent à tour de rôle. La première commence par du service/réception avant de céder la place à son adversaire. Puis la première team revient pour de l'attaque avant de repartir pour laisser les autres... Bizarre, bizzare... Et puis les changements de joueurs se font un peu n'importe comment... Et puis must du must, le libéro a le droit de servir!! Incroyable. est-ce que pour les universitaires? Je ne sais pas. Je vais tâcher de me renseigner et de vous donner la réponse.
Pour finir, un petit message spécial pour ma correspondante Américaine: je suis vraiment désolé mais la gelée, c'est vraiment pas mon truc. Je suis sûr que la cuisine américaine ne se résume pas à ça!

lundi 1 septembre 2008

Lundi premier, lundi férié


Il a des choses comme ça, qui sont pour le moins bizarre. Par exemple pourquoi faut-il cliquer sur "démarrer" pour éteindre l'ordinateur? La fête du travail est à ranger avec ces aberrations. Pour la fête du sport, tout le monde fait du sport. Pour la fête de la mer, tout le monde va à la mer. Pour la fête du vent, tout le monde fait du cerf-volant... Mais pour la fête du travail, personne ne travaille! Et on ne va pas s'en plaindre!
Si en France, ce "day off" est le 1er mai, ici il est le 1er septembre et cette année ça tombe un lundi nous offrant un petit week-end de trois jours. Même après seulement une semaine de cours, ça fait du bien de ne pas aller en cours jusqu'à 8:35 PM. Les Américains n'utilisent pas la même notation horaire que nous. Je veux dire qu'ils ne vont pas plus loin que 12:00. Avant midi c'est AM et après midi c'est PM. Seul les militaires utilisent un affichage de 24:00. Lorsque certains voient ma montre, ils pensent que je suis militaire. Mais non, perdu. Juste Français!
Pour ce grand week-end, les élèves avaient organisé un tournoi de volley samedi après-midi. Nous avons donc tapé la balle durant près de 5 heures avec une poignée d'étudiants. Il y avait à peu près tous les niveaux, toutes les origines. Une bonne occasion pour rencontrer du monde! Par contre le réveil du dimanche a été très difficile. Que de courbatures!
C'est pour ça que la journée de dimanche a été plutôt calme. Mais un Français à Chicago ne peut pas rester un jour entier à ne rien faire. C'est pourquoi le soir je suis allé manger à Millenium Park avec Nicolas, un Français de l'INSA Strasbourg, Magnus, un Norvégien. Il y avait un festival de jazz. Nous avons donc dégusté notre poulet frit et nos frites (attention l'estomac!) en écoutant le concert. Le nombre de personnes était impression. Comme à la plage l'été. Certains avaient mis un tapis à même le sol, d'autres étaient carrément venus avec des chaises, une table, des vrais verres (pas en plastique)! Par contre personne n'avait d'assiettes ou de couverts. Les Américains mangent avec les doigts. Il y avait tellement de monde qu'il était impossible de se faufiler entre les tables et les serviettes!
Mais lorsque nous n'avons plus rien eu à manger, le concert a commencé à devenir "boring". Nous nous sommes donc dirigés vers un des "pier" de Chicago, celui de l'aquarium en l'occurrence. La vue depuis cet endroit est magnifique. L'endroit rêvé pour faire des photos et des vidéos. Vous pouvez d'ailleurs consulter le petit album joint à cet article. Vous constaterez alors que nous n'avons pas hésiter à prendre des positions très risquée pour faire de belles photos!
Ah, oui. Nous sommes aussi allés au pied du fameux "bean". Il y avait un monde de fou. Très difficile d'accéder au haricot. Le défi est donc lancé: arriver à se prendre en photo seul devant le bean. Promis, le week-end prochain j'essaie!
Voilà, il est temps d'aller prendre le breakfast. En attendant le prochain post, vous pouvez toujours regarder la vidéo et l'album présents ci-dessous!

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Chicago At Night August, 31